Résumé de la décision
Mme B A a introduit une requête le 11 janvier 2023 pour annuler la décision du jury de l'examen professionnel de rédacteur principal territorial, qui avait refusé son admissibilité le 23 novembre 2022. Un référé-suspension qu'elle avait formé a été rejeté par le juge des référés le 6 février 2023. Suite à ce rejet, Mme A a été informée qu'elle devait confirmer le maintien de sa requête d'annulation dans un délai d'un mois, faute de quoi elle serait réputée s'être désistée. N'ayant pas confirmé sa requête dans ce délai, le tribunal a constaté son désistement le 16 mars 2023.
Arguments pertinents
1. Désistement automatique : La décision souligne que, selon l'article R. 612-5-2 du Code de justice administrative, un requérant doit confirmer le maintien de sa requête après le rejet d'un référé-suspension. En l'absence de cette confirmation dans le délai imparti, le requérant est réputé s'être désisté. La notification de l'ordonnance de rejet a été effectuée le 8 février 2023, et le tribunal a constaté que le délai d'un mois était écoulé sans action de la part de Mme A.
2. Absence de moyens sérieux : Le juge des référés a rejeté le référé-suspension en raison de l'absence de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. Cela a été un élément clé dans la décision de constater le désistement de Mme A.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 612-5-2 du Code de justice administrative : Cet article stipule que "En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant... de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois". Cette disposition est cruciale car elle établit le cadre procédural que Mme A devait suivre après le rejet de son référé.
2. Notification et conséquences : La décision précise que la notification de l'ordonnance de rejet mentionnait clairement les conséquences d'un non-respect du délai de confirmation. Cela renforce l'idée que le requérant est responsable de suivre les instructions données par le tribunal, ce qui est un principe fondamental du droit administratif.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur des principes procéduraux clairs, établissant que le non-respect des délais et des obligations de confirmation entraîne un désistement automatique de la requête.