Résumé de la décision
M. B A a saisi le tribunal administratif pour contester la décision du 23 novembre 2023, par laquelle le président du conseil départemental du Pas-de-Calais a refusé de lui attribuer une carte "mobilité inclusion" avec la mention "stationnement". Le tribunal a demandé à M. A de prouver qu'il avait exercé un recours administratif préalable contre cette décision, ce qu'il n'a pas fait dans le délai imparti. En conséquence, le tribunal a rejeté sa requête pour irrecevabilité.
Arguments pertinents
1. Obligation de recours administratif préalable : Le tribunal a souligné que, selon l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la carte "mobilité inclusion" doit être précédée d'un recours administratif préalable. Ce recours est une condition sine qua non pour saisir le juge administratif.
2. Irrecevabilité de la requête : En l'absence de régularisation de sa requête, M. A a été informé que celle-ci pourrait être rejetée pour irrecevabilité. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régularisation si celle-ci n'est pas effectuée dans le délai imparti.
3. Notification et prise de connaissance : Le tribunal a précisé que M. A était réputé avoir pris connaissance de la demande de régularisation à l'expiration d'un délai de deux jours ouvrés après la mise à disposition de la communication dans l'application Télérecours, conformément à l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Interprétations et citations légales
1. Recours administratif préalable : L'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles stipule que "la carte 'mobilité inclusion' destinée aux personnes physiques est délivrée par le président du conseil départemental". Cela implique que toute contestation doit d'abord passer par un recours administratif, ce qui est une exigence légale pour garantir que les décisions administratives soient d'abord examinées par l'autorité compétente avant d'être portées devant le juge.
2. Irrecevabilité des requêtes : L'article R. 222-1 du code de justice administrative précise que "les présidents (...) peuvent, par ordonnance : / (...) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables". Cette disposition permet au tribunal de ne pas être contraint d'examiner des requêtes qui ne respectent pas les conditions de recevabilité, renforçant ainsi l'efficacité du système judiciaire.
3. Notification par voie électronique : L'article R. 611-8-6 du même code établit que "les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document". Cela souligne l'importance de la notification électronique dans le cadre des procédures administratives, garantissant que les parties soient informées de leurs droits et obligations dans les délais impartis.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Lille repose sur des principes clairs de droit administratif, notamment l'obligation de recours préalable et les règles de notification, qui sont essentielles pour le bon fonctionnement de la justice administrative.