Résumé de la décision
M. B A a déposé une requête le 19 février 2024 pour contester un arrêté du préfet du Pas-de-Calais, daté du 17 février 2024, qui lui imposait de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a constaté que la requête avait été enregistrée après l'expiration du délai légal de quarante-huit heures pour contester une telle décision. En conséquence, la requête a été rejetée pour irrecevabilité manifeste.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : Le tribunal a souligné que, selon l'article L. 614-6 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les requêtes contre une obligation de quitter le territoire français sans délai doivent être déposées dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure. Le tribunal a précisé que ce délai est strict et ne peut être prorogé.
2. Notification et enregistrement : Il a été établi que l'arrêté a été notifié à M. A le 17 février 2024 entre 11 heures 40 et 11 heures 50, et que la requête a été enregistrée à 11 heures 55 le même jour, soit après l'expiration du délai de quarante-huit heures. Le tribunal a donc conclu que la requête était tardive et ne pouvait pas être régularisée.
Interprétations et citations légales
1. Délai de quarante-huit heures : L'article L. 614-6 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile stipule que "lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure." Ce délai est interprété comme étant non prorogeable et doit être respecté à la lettre.
2. Irrecevabilité manifeste : L'article R. 222-1 du Code de justice administrative permet au tribunal de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser. Le tribunal a appliqué cette disposition en considérant que la requête de M. A était manifestement irrecevable en raison du non-respect du délai de recours.
3. Délai non franc : Le tribunal a précisé que le délai de quarante-huit heures "ne saurait recevoir aucune prorogation" et qu'il se décompte "d'heure à heure", ce qui signifie que chaque minute compte dans le calcul du délai. Cela renforce l'idée que le respect des délais est crucial dans les procédures administratives.
En conclusion, la décision du tribunal met en lumière l'importance du respect des délais de recours dans le cadre des mesures d'éloignement, ainsi que l'application stricte des dispositions légales en matière de procédure administrative.