Résumé de la décision
Les sociétés Spartan Immo et Spartan Consulting ont introduit une requête pour annuler la délibération du 1er février 2022, par laquelle le conseil communautaire de Loire Forez Agglomération a abrogé une délibération antérieure du 17 septembre 2019 portant sur la cession d'un lot de la ZAC de Crémérieux. Les requérantes ont soulevé plusieurs arguments, notamment l'insuffisance de motivation de la délibération attaquée et le non-respect d'une procédure contradictoire. Cependant, par un mémoire enregistré le 8 février 2024, elles se sont désistées de leur requête. La communauté d'agglomération a également acquiescé à ce désistement. Le tribunal a donc pris acte de ces désistements et a décidé de ne pas donner suite à la requête.
Arguments pertinents
1. Désistement des requérantes : Les sociétés Spartan Immo et Spartan Consulting ont déclaré se désister de leur requête, ce qui a été jugé comme un désistement pur et simple. Le tribunal a noté qu'il n'y avait rien s'opposant à ce qu'il en soit donné acte, ce qui est conforme à la procédure administrative.
2. Désistement de la communauté d'agglomération : La communauté d'agglomération a également désisté de ses conclusions relatives à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ce qui a également été accepté par le tribunal.
Interprétations et citations légales
- Code des relations entre le public et l'administration - Article L. 242-1 : Cet article stipule que le retrait d'un acte administratif ne peut intervenir au-delà d'un délai de quatre mois, sauf en cas d'illégalité manifeste. Les requérantes soutenaient que la délibération du 17 septembre 2019 constituait une vente parfaite et ne pouvait donc pas être retirée. Cependant, le tribunal n'a pas eu à se prononcer sur ce point en raison du désistement.
- Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article prévoit que les frais exposés par une partie dans le cadre d'un litige peuvent être mis à la charge de l'autre partie. La communauté d'agglomération a demandé que les frais soient mis à la charge des sociétés requérantes, mais ce point a été abandonné suite à leur désistement.
En conclusion, la décision du tribunal a été principalement influencée par les désistements des parties, ce qui a conduit à une absence de jugement sur le fond des arguments soulevés par les requérantes.