Résumé de la décision
M. A B a contesté l'ordonnance n° 2208060 du 8 mars 2023, par laquelle la présidente de la 7ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande d'annulation du refus d'attribution de quatre points à son permis de conduire, suite à un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le tribunal a considéré que la requête de M. B relevait de la compétence du Conseil d'État, en raison de la nature du litige relatif au permis de conduire. Par conséquent, le dossier a été transmis au Conseil d'État pour instruction.
Arguments pertinents
1. Compétence du Conseil d'État : Le tribunal administratif a souligné que, selon l'article R. 811-1 du code de justice administrative, les litiges relatifs au permis de conduire relèvent de la compétence du Conseil d'État. En effet, le tribunal a précisé que "le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort : () / 6° Sur les litiges relatifs au permis de conduire".
2. Transmission du dossier : En vertu de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le tribunal a l'obligation de transmettre le dossier au Conseil d'État lorsqu'il estime que l'affaire relève de sa compétence. La présidente a donc décidé de transmettre le dossier de M. B au Conseil d'État, considérant que la requête constituait un pourvoi en cassation.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 351-2 du code de justice administrative : Cet article stipule que "lorsqu'un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'État, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'État qui poursuit l'instruction de l'affaire". Cela souligne l'obligation pour le tribunal de transmettre les affaires qu'il juge incompétent à traiter.
2. Article L. 821-1 du code de justice administrative : Cet article précise que "les arrêts rendus par les cours administratives d'appel et, de manière générale, toutes les décisions rendues en dernier ressort par les juridictions administratives peuvent être déférés au Conseil d'État par la voie du recours en cassation". Cela établit le cadre juridique permettant le recours en cassation devant le Conseil d'État.
3. Article R. 811-1 du code de justice administrative : Cet article énonce que "toute partie présente dans une instance devant le tribunal administratif ou qui y a été régulièrement appelée, alors même qu'elle n'aurait produit aucune défense, peut interjeter appel contre toute décision juridictionnelle rendue dans cette instance". Il précise également les cas où le tribunal statue en premier et dernier ressort, incluant les litiges relatifs au permis de conduire.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Marseille repose sur une interprétation claire des dispositions du code de justice administrative, affirmant la compétence du Conseil d'État pour traiter les litiges relatifs au permis de conduire et justifiant la transmission du dossier.