Résumé de la décision
Mme A a introduit une requête le 14 juin 2022 pour contester la décision du 14 avril 2022 du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, qui lui a refusé la délivrance d'une carte mobilité inclusion-stationnement. Le tribunal a rejeté sa requête en raison de son irrecevabilité, constatant qu'elle n'avait pas formé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l'exige la législation en vigueur.
Arguments pertinents
1. Obligation de recours préalable : La décision souligne que, selon l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la carte "mobilité inclusion" doit être précédée d'un recours administratif auprès de l'autorité départementale. Ce recours est une condition préalable à la saisine du tribunal administratif.
2. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a constaté que Mme A n'avait pas fourni la preuve qu'elle avait exercé ce recours préalable, malgré une demande explicite en ce sens. En conséquence, sa requête a été jugée manifestement irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes qui ne respectent pas les conditions de recevabilité.
Interprétations et citations légales
1. Code de l'action sociale et des familles - Article R. 241-17-1 : Cet article stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' destinée aux personnes physiques est formé (...) devant le président du conseil départemental". Cela établit clairement que le recours administratif est une étape indispensable avant de saisir le tribunal.
2. Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Il précise que "les juridictions ne sont pas tenues d'inviter leur auteur à les régulariser", ce qui signifie que le tribunal peut se prononcer sur l'irrecevabilité sans donner une seconde chance à la requérante si les conditions de recevabilité ne sont pas remplies.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur une interprétation stricte des exigences procédurales, soulignant l'importance du respect des voies de recours administratives avant d'engager une action en justice.