Résumé de la décision
Mme B a introduit une requête le 22 juin 2022 pour contester la décision du 13 mai 2022 du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, qui lui a refusé la délivrance d'une carte mobilité inclusion-stationnement. Le tribunal a rejeté sa requête en raison de son irrecevabilité, car Mme B n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l'exige la législation en vigueur.
Arguments pertinents
1. Recours administratif préalable obligatoire : La décision souligne que, selon l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la carte "mobilité inclusion" doit être précédée d'un recours administratif auprès de l'autorité départementale. Ce recours est une condition sine qua non pour la recevabilité de la requête en justice.
2. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a constaté que Mme B n'avait pas fourni la preuve qu'elle avait exercé ce recours préalable, malgré une demande explicite en ce sens. En conséquence, sa requête a été jugée manifestement irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes qui ne respectent pas les conditions de recevabilité.
Interprétations et citations légales
1. Code de l'action sociale et des familles - Article R. 241-17-1 : Cet article stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' destinée aux personnes physiques est formé devant le président du conseil départemental". Cela établit clairement que le recours administratif est une étape indispensable avant de saisir le tribunal.
2. Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Il précise que "les juridictions ne sont pas tenues d'inviter leur auteur à les régulariser", ce qui signifie que le tribunal peut statuer sur l'irrecevabilité sans donner une seconde chance à la requérante si les conditions légales ne sont pas remplies.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur une interprétation stricte des exigences procédurales établies par la loi, soulignant l'importance du respect des voies de recours administratives avant d'engager une action en justice.