Résumé de la décision
Mme A a introduit une requête le 25 juillet 2022 pour contester la décision du 5 juillet 2022 du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, qui lui a refusé la délivrance d'une carte mobilité inclusion-stationnement. Le tribunal a rejeté sa requête en raison de son irrecevabilité, car Mme A n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l'exige la législation en vigueur.
Arguments pertinents
1. Recours administratif préalable obligatoire : La décision souligne que, selon l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la carte "mobilité inclusion" doit être précédée d'un recours administratif auprès de l'autorité départementale. Ce recours est une condition préalable à la saisine du tribunal administratif.
2. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a constaté que Mme A n'avait pas fourni la preuve qu'elle avait exercé ce recours administratif, malgré une demande explicite en ce sens. En conséquence, sa requête a été jugée manifestement irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes qui ne respectent pas les conditions de recevabilité.
Interprétations et citations légales
1. Code de l'action sociale et des familles - Article R. 241-17-1 : Cet article stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' destinée aux personnes physiques est formé (...) devant le président du conseil départemental". Cela établit clairement que le recours administratif est une étape indispensable avant de pouvoir contester la décision en justice.
2. Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article précise que "les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables". Cette disposition permet au tribunal de rejeter des requêtes qui ne respectent pas les exigences légales, sans avoir à inviter l'auteur à régulariser sa demande.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur une interprétation stricte des exigences procédurales imposées par la législation, soulignant l'importance du respect des voies de recours administratives avant d'engager une action en justice.