Résumé de la décision
Mme A B a déposé une requête le 3 août 2023 pour contester la décision du 9 mars 2023 du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, qui a refusé de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mentionnant "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a rejeté sa requête en raison de son irrecevabilité, car Mme B n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l'exige la législation en vigueur.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la carte mobilité inclusion doit être précédée d'un recours administratif. En l'absence de preuve de ce recours, la requête est considérée comme manifestement irrecevable.
2. Obligation de recours préalable : Le tribunal a rappelé que le recours administratif préalable est une condition sine qua non pour saisir le tribunal administratif. La décision prise suite à ce recours remplace la décision initiale et est la seule susceptible d'être contestée devant le tribunal.
Interprétations et citations légales
- Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Il précise que la juridiction n'est pas tenue d'inviter l'auteur à régulariser sa requête si celle-ci n'a pas été régularisée dans le délai imparti. Cela souligne l'importance du respect des procédures administratives avant d'engager une action en justice.
- Code de l'action sociale et des familles - Article R. 241-17-1 : Cet article stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' destinée aux personnes physiques est formé devant le président du conseil départemental". Cette disposition établit clairement que le recours administratif est une étape indispensable avant de saisir le tribunal, renforçant ainsi le principe de l'épuisement des voies de recours administratives.
En conclusion, la décision du tribunal met en lumière l'importance de respecter les procédures administratives établies avant d'engager une action en justice, et souligne que l'irrecevabilité d'une requête peut être prononcée si ces procédures ne sont pas suivies.