Résumé de la décision
M. A B a demandé au tribunal administratif d'annuler la décision implicite de rejet du maire de Marseille concernant sa demande de régularisation du versement d'un supplément indemnitaire pour l'année 2018. Il a également demandé une injonction à la commune de réexaminer sa situation. Le tribunal a constaté que la demande de M. B, enregistrée le 26 septembre 2022, était tardive, car le silence du maire sur sa demande initiale avait entraîné une décision implicite de rejet le 17 mai 2022. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 421-2 du Code de justice administrative, le délai pour former un recours contre une décision implicite de rejet est de deux mois à compter de la date à laquelle cette décision est née. En l'espèce, M. B avait jusqu'au 17 juillet 2022 pour contester la décision implicite de rejet, mais il n'a pas agi dans ce délai.
2. Applicabilité des dispositions : Le tribunal a précisé que les dispositions des articles L. 112-3 et L. 112-6 du Code des relations entre le public et l'administration ne s'appliquent pas aux agents publics. Ainsi, même en l'absence d'accusé de réception de sa demande, M. B était tenu de respecter le délai de recours.
3. Irrecevabilité de la requête : En conséquence, la requête de M. B a été jugée manifestement irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 du Code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.
Interprétations et citations légales
1. Délai de recours : L'article R. 421-2 du Code de justice administrative stipule que "Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet". Cela signifie que le délai de recours est strict et ne peut être prolongé par l'absence d'accusé de réception.
2. Relations entre l'administration et ses agents : L'article L. 112-2 du Code des relations entre le public et l'administration précise que "ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code". Cela établit clairement que les agents publics ne bénéficient pas des protections accordées aux citoyens dans leurs interactions avec l'administration.
3. Silence de l'administration : L'article L. 231-4 du Code des relations entre le public et l'administration indique que "le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre l'administration et ses agents". Cela renforce l'idée que le délai de recours commence à courir dès la naissance de la décision implicite, indépendamment de la notification.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur une interprétation stricte des délais de recours et des règles applicables aux relations entre l'administration et ses agents, confirmant ainsi l'irrecevabilité de la requête de M. B.