Résumé de la décision
M. A B a demandé au tribunal administratif d'annuler la décision implicite du maire de Marseille rejetant sa demande de régularisation du versement d'un supplément indemnitaire pour l'année 2018. Il a également demandé une injonction à la commune de réexaminer sa situation en tenant compte des droits acquis entre le 1er juin 2017 et le 31 décembre 2017. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les arguments avancés par M. B n'étaient pas fondés et que la délibération du conseil municipal du 2 avril 2021 était conforme aux exigences légales.
Arguments pertinents
1. Inadéquation des moyens soulevés : Le tribunal a constaté que M. B n'a pas prouvé que le montant du supplément indemnitaire qu'il a reçu pour 2018 était inférieur aux droits acquis durant la période contestée. Par conséquent, ses arguments concernant l'illégalité des dispositions de la délibération du 2 avril 2021 ne reposent pas sur des faits concrets. Le tribunal a affirmé que "les seuls moyens exposés... ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé".
2. Autorité de la chose jugée : Le tribunal a souligné que le jugement du 5 août 2020 ne prévoyait pas le versement d'un supplément indemnitaire supplémentaire, mais seulement la prise en compte des droits acquis pour le calcul de la prime de 2018. Cela signifie que les arguments de M. B méconnaissent l'autorité de la chose jugée.
3. Rejet de la requête : En raison de l'absence de fondement des arguments de M. B et du fait que le délai de recours était expiré, le tribunal a décidé de rejeter la requête en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter des requêtes qui ne comportent que des moyens manifestement infondés ou inopérants. Le tribunal a appliqué cette disposition pour justifier le rejet de la requête de M. B, affirmant que "les moyens exposés... reposent sur des faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien".
2. Délibération du 2 avril 2021 : Cette délibération a été interprétée comme conforme aux exigences légales, car elle définit clairement les modalités de calcul du supplément indemnitaire et prend en compte les droits acquis des agents. Le tribunal a noté que "la commune de Marseille a défini, pour le calcul du supplément indemnitaire, les modalités de passage d'une période de référence annuelle à une période de référence mensuelle".
3. Autorité de la chose jugée : Le tribunal a rappelé que le jugement du 5 août 2020 n'impliquait pas le versement d'un supplément indemnitaire supplémentaire, mais seulement la prise en compte des droits acquis. Cela a été crucial pour le rejet de la requête, car M. B n'a pas démontré que ses droits avaient été violés.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Marseille repose sur une analyse rigoureuse des faits et des textes de loi, confirmant que les arguments de M. B ne sont pas fondés et que la délibération municipale est conforme aux exigences légales.