Résumé de la décision
Mme B A épouse C a saisi le tribunal administratif de Marseille pour contester la décision implicite du maire de Marseille qui a rejeté sa demande de régularisation du versement du supplément indemnitaire pour l'année 2018. Elle a demandé l'annulation de cette décision et l'enjoindre à la commune de réexaminer sa situation en tenant compte des droits acquis entre le 1er juin 2017 et le 31 décembre 2017. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les arguments avancés par la requérante ne reposaient pas sur des faits suffisamment étayés et que les moyens soulevés étaient manifestement infondés.
Arguments pertinents
1. Absence de preuve de préjudice : Le tribunal a noté que Mme A épouse C n'a pas établi que le montant du supplément indemnitaire versé pour 2018 était inférieur aux droits acquis durant la période contestée. Cela signifie que la requérante n'a pas démontré qu'elle aurait pu bénéficier d'une indemnité compensatoire.
2. Autorité de la chose jugée : Le tribunal a souligné que le jugement du 5 août 2020 ne prévoyait pas le versement d'un supplément indemnitaire supplémentaire, mais stipulait que les droits acquis devaient être pris en compte pour le calcul de la prime de 2018. Cela a conduit à la conclusion que les arguments de la requérante méconnaissaient l'autorité de la chose jugée.
3. Inadéquation des moyens soulevés : Les moyens avancés par Mme A épouse C, notamment ceux relatifs à l'illégalité des dispositions de la délibération du 2 avril 2021, n'étaient pas suffisamment précis pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Le tribunal a donc considéré que ces moyens reposaient sur des faits manifestement insusceptibles de soutenir sa demande.
Interprétations et citations légales
1. Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article permet au président de la formation de jugement de rejeter des requêtes qui ne comportent que des moyens manifestement infondés ou inopérants. Le tribunal a appliqué cette disposition pour justifier le rejet de la requête de Mme A épouse C, en indiquant que "les seuls moyens exposés [...] ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé".
2. Jugement du tribunal administratif - n° 1804242 du 5 août 2020 : Ce jugement a été cité pour établir que la commune n'était pas tenue de verser un supplément indemnitaire supplémentaire, mais devait simplement prendre en compte les droits acquis pour le calcul de la prime. Le tribunal a précisé que "le jugement [...] n'impliquait pas le versement, par la commune, d'un supplément indemnitaire aux agents de catégorie C".
3. Principes de sécurité juridique et d'égalité de traitement : Le tribunal a également évoqué que les arguments de la requérante, qui soutenaient une atteinte à ces principes, ne reposaient pas sur des faits concrets et étaient donc insuffisants pour justifier une annulation de la décision contestée.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Marseille repose sur une analyse rigoureuse des faits et des textes de loi, concluant que la requête de Mme A épouse C ne pouvait être accueillie en raison de l'absence de preuves et de la non-pertinence des moyens soulevés.