Résumé de la décision
M. B D a contesté la décision du ministre de l'intérieur du 30 septembre 2021, qui a invalidé son permis de conduire en raison d'un solde de points nul, conséquence d'infractions au code de la route. Il a demandé l'annulation de cette décision, ainsi que celle du retrait de points lié à une infraction commise le 11 mars 2019, et a sollicité la restitution de points obtenus lors d'un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les points du stage avaient bien été pris en compte et que la question de l'imputabilité de l'infraction ne relevait pas de sa compétence.
Arguments pertinents
1. Sur le stage de sensibilisation : M. D a affirmé que les points obtenus lors de son stage de sensibilisation n'avaient pas été pris en compte. Cependant, le tribunal a constaté, à partir du relevé d'information, que quatre points avaient été ajoutés à son permis le 21 juillet 2021, suite à ce stage. Le tribunal a donc écarté cet argument, affirmant que "le moyen tiré de ce que le stage de sensibilisation à la sécurité routière réalisé par M. D n'aurait pas été pris en compte par l'administration avant l'édiction de la décision 48 SI doit être écarté".
2. Sur l'imputabilité de l'infraction : M. D a soutenu que l'infraction du 11 mars 2019 ne lui était pas imputable. Le tribunal a rappelé que la juridiction administrative n'est pas compétente pour statuer sur l'imputabilité d'une infraction pénale, déclarant que "le moyen tiré de ce que l'infraction commise le 11 mars 2019 n'est pas imputable au requérant doit être écarté comme inopérant".
Interprétations et citations légales
1. Compétence de la juridiction administrative : Le tribunal a souligné que la question de l'imputabilité d'une infraction pénale ne relève pas de sa compétence, ce qui est en accord avec le principe de séparation des compétences entre les juridictions administratives et judiciaires. Cela est implicite dans le Code de justice administrative, qui définit les compétences des différentes juridictions.
2. Prise en compte des points de permis : Le tribunal a fait référence à la procédure de reconstitution des points de permis de conduire, qui est régie par le Code de la route. En l'espèce, il a été établi que le stage de sensibilisation avait bien été pris en compte, conformément à l'article L. 223-8 du Code de la route, qui stipule que "la participation à un stage de sensibilisation à la sécurité routière permet de récupérer jusqu'à quatre points".
En conclusion, la décision du tribunal a été fondée sur une analyse rigoureuse des faits et des arguments présentés, en respectant les compétences juridiques établies et en appliquant correctement les dispositions légales pertinentes.