Résumé de la décision
M. B A a demandé l'annulation d'un arrêté du préfet de Seine-et-Marne, daté du 1er juin 2023, qui lui imposait de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. La requête a été enregistrée le 5 juillet 2023, soit après le délai légal de quarante-huit heures suivant la notification de l'arrêté, qui avait eu lieu le 17 juin 2023. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A pour irrecevabilité manifeste, considérant qu'elle était tardive et non régularisable.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : Le tribunal a souligné que, selon l'article L. 614-6 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A devait saisir le tribunal dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification de l'arrêté. En ne déposant sa requête que le 5 juillet 2023, il a dépassé ce délai, rendant sa demande irrecevable.
2. Irrecevabilité manifeste : En vertu de l'article R. 776-15 du Code de justice administrative, le tribunal a le pouvoir de rejeter les recours manifestement irrecevables. Le vice-président a donc conclu que la requête de M. A était entachée d'irrecevabilité manifeste et non susceptible d'être régularisée.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 614-6 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Cet article précise que "lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure." Cela établit clairement le cadre temporel dans lequel un recours doit être introduit.
2. Article R. 776-15 du Code de justice administrative : Cet article stipule que "les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet." Il précise également que le tribunal peut rejeter les recours "entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance." Cela donne au tribunal la latitude de statuer rapidement sur des cas où les délais légaux n'ont pas été respectés.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur une application stricte des délais de recours prévus par la loi, illustrant l'importance du respect des procédures administratives dans le cadre des recours contre les décisions d'éloignement.