Résumé de la décision
M. A B a saisi le tribunal administratif le 7 juillet 2023 pour contester une amende contraventionnelle liée à une infraction routière commise le 5 août 2022 à Béziers. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce type de litige, qui relève des juridictions judiciaires. L'ordonnance a été rendue le 11 juillet 2023.
Arguments pertinents
1. Incompétence de la juridiction administrative : Le tribunal a souligné que la contestation d'une contravention de police, ainsi que celle d'une amende forfaitaire majorée, ne relève pas de la compétence des juridictions administratives. Selon l'article R. 222-1 du Code de justice administrative, les présidents de tribunal peuvent rejeter les requêtes qui ne relèvent manifestement pas de leur compétence.
2. Procédure pénale : L'article 707-1 du Code de procédure pénale stipule que les poursuites pour le recouvrement des amendes prononcées par les juridictions pénales sont effectuées par le procureur de la République. Cela implique que les litiges relatifs aux amendes contraventionnelles doivent être traités par les juridictions judiciaires, et non administratives.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du Code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter les requêtes qui ne relèvent pas de leur compétence. La décision a appliqué cette disposition pour conclure que la requête de M. B ne pouvait être examinée par le tribunal administratif, car elle concernait une amende contraventionnelle, relevant des juridictions judiciaires.
2. Article 707-1 du Code de procédure pénale : Cet article précise que les amendes et confiscations prononcées par les juridictions pénales sont recouvrées par le comptable public compétent, ce qui renforce l'idée que les contestations relatives à ces amendes doivent être portées devant les juridictions judiciaires. La décision a donc interprété cet article comme une confirmation de l'incompétence du tribunal administratif dans ce cas.
En somme, la décision s'appuie sur une interprétation claire des textes de loi, établissant que les litiges relatifs aux amendes contraventionnelles doivent être traités par les juridictions judiciaires, et non administratives, ce qui a conduit au rejet de la requête de M. B.