Résumé de la décision
Mme A B a déposé une requête le 16 mai 2023 pour contester la décision du 20 mars 2023 du président du conseil départemental de l'Hérault, qui a refusé de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a rappelé à Mme B, par courrier du 25 mai 2023, qu'elle devait d'abord effectuer un recours préalable auprès du président du conseil départemental avant de saisir le tribunal. Mme B n'ayant pas régularisé sa requête en produisant la décision relative à ce recours préalable dans le délai imparti, le tribunal a rejeté sa demande pour irrecevabilité manifeste.
Arguments pertinents
1. Recours préalable obligatoire : La décision souligne que, selon l'article R. 241-17-1 du Code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la carte mobilité inclusion doit passer par un recours administratif préalable. Le tribunal a précisé que seule la décision prise suite à ce recours peut être contestée devant lui.
2. Irrecevabilité de la requête : En vertu de l'article R. 222-1 du Code de justice administrative, le tribunal a le pouvoir de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Dans ce cas, Mme B n'a pas produit la décision du président du conseil départemental concernant son recours préalable, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de sa requête.
3. Délai de régularisation : Le tribunal a noté que Mme B avait été informée de la nécessité de régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, mais qu'elle n'a pas respecté cette exigence, ce qui a justifié le rejet de sa demande.
Interprétations et citations légales
1. Obligation de recours préalable : L'article L. 241-6 du Code de l'action sociale et des familles stipule que la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour apprécier l'attribution de la carte mobilité inclusion. Cela implique que toute contestation doit d'abord passer par cette voie administrative. La décision précise :
> "La personne qui entend contester une décision relative à l'attribution de la mention 'stationnement pour personnes handicapées' doit obligatoirement, avant de saisir le juge, former un recours administratif préalable."
2. Silence vaut rejet : L'article R. 241-17-1 du même code indique que le silence gardé pendant plus de deux mois sur un recours préalable vaut décision de rejet. Cela renforce l'idée que le recours préalable est une étape essentielle avant d'intenter une action en justice.
3. Irrecevabilité des requêtes : L'article R. 222-1 du Code de justice administrative permet au tribunal de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. La décision souligne que :
> "La requête de Mme B, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste."
En conclusion, la décision du tribunal repose sur le respect des procédures administratives préalables, soulignant l'importance de ces étapes avant d'engager une action en justice.