Résumé de la décision
La société Apa Solution a déposé une requête le 12 février 2024 pour demander le réexamen de sa situation suite au rejet de sa réclamation préalable concernant la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour l'année 2023, par le service des impôts des entreprises de Montreuil le 18 janvier 2024. Le tribunal administratif a rejeté cette requête par ordonnance, considérant qu'elle était manifestement irrecevable, car elle ne constituait pas un recours pour excès de pouvoir mais une demande de réexamen en équité, qui ne relève pas de la compétence du tribunal.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que la société ne demandait pas la décharge de la CFE, mais un réexamen de sa situation, ce qui ne peut être traité par le tribunal administratif. Selon l'article R. 421-1 du code de justice administrative, "la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision". La demande de la société est donc considérée comme un recours gracieux, qui est irrecevable devant le juge administratif.
2. Compétence de l'administration : Le tribunal a précisé que les demandes de remise ou de modération des impositions doivent être adressées à l'administration fiscale, conformément à l'article L. 247 du livre des procédures fiscales. Le tribunal administratif n'est pas compétent pour examiner ces demandes directement.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter des requêtes manifestement irrecevables sans instruction contradictoire. Cela souligne la rapidité et l'efficacité des procédures administratives, permettant de filtrer les demandes qui ne relèvent pas de la compétence du tribunal.
2. Article R. 421-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision". Cela signifie que pour qu'une requête soit recevable, elle doit être fondée sur une décision administrative précise, ce qui n'est pas le cas ici.
3. Article L. 247 du livre des procédures fiscales : Cet article précise que les demandes de remise ou de modération des impositions doivent être soumises à l'administration fiscale. Le tribunal a donc rappelé que la compétence pour traiter ces demandes appartient exclusivement à l'administration, et non au juge administratif.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Montreuil repose sur une interprétation stricte des règles de compétence et de recevabilité des recours, affirmant que les demandes de réexamen en équité ne peuvent pas être traitées par le juge administratif, mais doivent être adressées à l'administration fiscale.