Résumé de la décision
M. B A a déposé une requête le 7 avril 2023 pour contester la décision du chef d'établissement du centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville concernant le permis de visite de son frère. Le tribunal a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. A n'avait pas produit la décision contestée dans le délai imparti, malgré une invitation à régulariser sa requête. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance du 13 juillet 2023.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que, conformément à l'article R. 412-1 du code de justice administrative, la requête doit être accompagnée de l'acte attaqué, sous peine d'irrecevabilité. M. A n'ayant pas fourni la décision contestée dans le délai de quinze jours, sa requête est devenue irrecevable.
2. Invitation à régulariser : Le tribunal a noté qu'une lettre du 19 avril 2023 avait été envoyée à M. A pour l'informer de la nécessité de régulariser sa requête. Cette invitation était conforme aux exigences de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, qui stipule que la juridiction doit inviter l'auteur à régulariser avant de rejeter la requête pour irrecevabilité.
3. Application des dispositions légales : En vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a le pouvoir de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser lorsque la juridiction n'est pas tenue de le faire. Dans ce cas, le tribunal a exercé ce pouvoir en raison de l'absence de régularisation de la part de M. A.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 412-1 du code de justice administrative : Cet article impose que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué". Cela signifie que la production de l'acte contesté est essentielle pour la recevabilité de la requête.
2. Article R. 612-1 du code de justice administrative : Cet article précise que "lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser". Cela souligne l'obligation de la juridiction d'informer l'auteur de la requête de la nécessité de régulariser avant de procéder à un rejet.
3. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Le 4° de cet article permet aux présidents de tribunal administratif de "rejeter, les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser". Dans ce cas, le tribunal a jugé que la requête de M. A était manifestement irrecevable, justifiant ainsi son rejet sans invitation supplémentaire.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur des principes clairs de recevabilité des requêtes administratives, soulignant l'importance de la régularisation et de la production des actes contestés dans les délais impartis.