Résumé de la décision
M. B A et Mme C A ont introduit une requête le 21 mai 2024 pour annuler un arrêté du maire de Fenneviller qui abrogeait leur concession funéraire. Cependant, par une lettre du 14 juin 2024, la commune a informé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête en raison du retrait de l'arrêté. Le tribunal a alors demandé aux requérants de confirmer le maintien de leurs conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Les requérants n'ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté leur désistement et a donné acte de celui-ci par ordonnance du 2 septembre 2024.
Arguments pertinents
1. Désistement des requérants : Le tribunal a constaté que les requérants n'avaient pas maintenu leurs conclusions dans le délai d'un mois fixé par la lettre du 19 juin 2024. En vertu de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, cela entraîne la présomption de désistement. Le tribunal a donc décidé de donner acte de ce désistement.
2. Absence d'intérêt à agir : La décision souligne que, suite au retrait de l'arrêté litigieux par la commune, il n'y avait plus d'objet à la requête. Cela est en accord avec le principe selon lequel une action en justice doit avoir un intérêt à être poursuivie, ce qui n'était plus le cas ici.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 612-5-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions". Cela souligne l'importance de l'intérêt à agir dans le cadre d'une procédure administrative.
2. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Le dernier alinéa de cet article précise que les présidents de formation de jugement peuvent "constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête". Cela permet au tribunal de clore une affaire lorsque les circonstances ont changé, comme dans le cas présent où l'arrêté a été retiré.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur une application rigoureuse des dispositions du code de justice administrative, en particulier concernant le désistement et l'absence d'intérêt à agir, ce qui a conduit à la constatation du désistement des requérants.