Résumé de la décision
M. C A B, placé au centre de rétention administrative de Metz, a introduit une requête le 29 août 2024 pour contester un arrêté préfectoral du 28 août 2024 qui l'obligeait à quitter le territoire français, fixait son pays de reconduite et lui imposait une interdiction de circulation de trois ans. Le 3 septembre 2024, la cour d'appel de Metz a ordonné sa remise en liberté et son assignation à résidence à Aignay-le-Duc. En conséquence, le tribunal administratif a décidé de transmettre le dossier de la requête au tribunal administratif de Dijon, compétent en raison de la nouvelle situation de M. A B.
Arguments pertinents
1. Compétence territoriale : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal administratif compétent est celui du ressort où l'étranger est assigné à résidence, en l'occurrence à Aignay-le-Duc, Côte-d'Or. Cela justifie la transmission du dossier au tribunal administratif de Dijon.
2. Transmission du dossier : En vertu de l'article R. 922-2 du même code, le président du tribunal administratif a l'obligation de transmettre le dossier à la juridiction compétente lorsqu'il estime que la compétence relève d'un autre tribunal. Cette procédure vise à garantir que les affaires soient traitées par le tribunal approprié, en fonction de la situation de l'étranger.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Cet article précise que "lorsque l'étranger est assigné à résidence... le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel est situé le lieu d'assignation". Cela établit clairement que la compétence est liée à la localisation de l'assignation à résidence, ce qui est le cas pour M. A B.
2. Article R. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Cet article stipule que "lorsque le président d'un tribunal administratif... est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'un autre tribunal administratif, il lui transmet le dossier sans délai". Cela souligne l'obligation du tribunal de s'assurer que les affaires soient traitées par la juridiction appropriée, renforçant ainsi le principe de compétence territoriale.
3. Article R. 221-3 du code de justice administrative : Cet article définit le siège et le ressort des tribunaux administratifs, confirmant que le tribunal administratif de Dijon est compétent pour les affaires concernant la Côte-d'Or. Cela justifie la décision de transmission du dossier.
En conclusion, la décision de transmettre le dossier au tribunal administratif de Dijon repose sur des dispositions légales claires qui régissent la compétence territoriale en matière de droit des étrangers, garantissant ainsi un traitement approprié de la requête de M. A B.