Résumé de la décision
Le président de la communauté d'agglomération Clisson Sèvre et Maine Agglo (CSMA) a demandé au juge des référés d'ordonner l'expulsion d'occupants sans droit ni titre d'une parcelle de domaine public. Il a justifié sa demande par des préoccupations de sécurité et de salubrité publique, ainsi que par l'impact sur la gestion de la parcelle. Cependant, le 24 mai 2023, le président a déclaré se désister de sa requête, arguant que le départ des occupants avait rendu la demande sans objet. Le juge a donné acte de ce désistement sans tenir d'audience, conformément aux dispositions du code de justice administrative.
Arguments pertinents
1. Désistement et absence d'objet : Le juge a constaté que le désistement du président de la CSMA était pur et simple, ce qui ne posait aucune objection à son acceptation. Cela est en accord avec l'article L. 522-1 du code de justice administrative, qui permet au juge de donner acte d'un désistement lorsque la requête est devenue sans objet.
2. Procédure de référé : Le juge a rappelé que, lorsqu'une procédure de référé est engagée, il est nécessaire de tenir une audience publique, sauf en cas de désistement ou d'événement rendant la requête sans objet. Cela souligne l'importance de la procédure contradictoire, tout en reconnaissant les exceptions qui permettent une gestion efficace des affaires.
Interprétations et citations légales
1. Droit au désistement : L'article L. 522-1 du code de justice administrative stipule que "le juge des référés peut donner acte d'un désistement". Cela signifie que le juge a la faculté de mettre fin à la procédure lorsque la demande n'a plus de fondement, ce qui a été appliqué dans cette affaire.
2. Procédure de référé : Selon l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés doit poursuivre la procédure si la requête n'est pas rejetée pour l'un des motifs énoncés. Toutefois, en cas de désistement, il peut constater un non-lieu sans audience, ce qui a été le cas ici.
3. Sécurité et salubrité publiques : Bien que la CSMA ait initialement invoqué des préoccupations de sécurité et de salubrité publiques pour justifier l'expulsion, le juge a noté que ces arguments sont devenus obsolètes avec le départ des occupants. Cela souligne l'importance de la situation factuelle dans l'évaluation des demandes de référé.
En conclusion, la décision du juge des référés de donner acte du désistement du président de la CSMA est conforme aux dispositions légales et illustre la flexibilité du système judiciaire face à des situations évolutives.