Résumé de la décision
Mme B A et Mme D E C ont introduit une requête pour annuler le refus implicite de l'autorité consulaire française à Khartoum de délivrer des visas de long séjour pour Mme E C et l'enfant F C. Suite au décès de l'enfant, la requête a été considérée comme dirigée uniquement contre le refus de visa de Mme E C. Entre-temps, le visa a été délivré, rendant les demandes d'annulation et d'injonction sans objet. Le tribunal a donc décidé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions et a accordé une somme de 800 euros à l'avocate de Mme E C, sous réserve qu'elle renonce à la part contributive de l'État.
Arguments pertinents
1. Absence d'objet des conclusions : Le tribunal a constaté que, suite à la délivrance du visa à Mme E C, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet. Cela est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête lorsque la décision attaquée a été retirée.
> "Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de d'annulation et d'injonction de Mme A et de Mme E C."
2. Aide juridictionnelle : Le tribunal a également pris en compte le fait que Mme E C avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, ce qui a permis à son avocate de demander une indemnisation au titre des frais de justice.
> "Me Pronost peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991."
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête lorsque la décision contestée a été retirée. Cela souligne l'importance de la situation actuelle des parties dans le cadre de l'instance.
> "Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (...) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête."
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative et Article 37 de la loi du 10 juillet 1991 : Ces articles régissent l'octroi d'une indemnité à l'avocat lorsque l'aide juridictionnelle est accordée. Le tribunal a décidé de mettre à la charge de l'État une somme de 800 euros, sous condition que l'avocate renonce à la part contributive de l'État.
> "Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Pronost renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État la somme de 800 euros."
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Nantes a été fondée sur l'évolution des circonstances entourant la demande de visa, ainsi que sur les dispositions légales relatives à l'aide juridictionnelle, permettant ainsi de trancher efficacement la requête.