Résumé de la décision
Mme C A B a introduit une requête le 15 février 2024, demandant au juge des référés d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard. Elle a également sollicité une indemnité de 900 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Cependant, après l'introduction de la requête, le préfet a délivré une autorisation provisoire de séjour à Mme A B, rendant sa demande sans objet. Par conséquent, le juge des référés a décidé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête.
Arguments pertinents
1. Urgence et utilité de la mesure : Mme A B a soutenu que la mesure sollicitée était urgente, car elle risquait de perdre son emploi en raison de l'absence de titre de séjour. Le juge a reconnu que la situation pouvait être considérée comme urgente, mais a noté que la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour a résolu le problème.
2. Absence d'objet de la demande : Le juge a constaté que, suite à la délivrance de l'autorisation provisoire de séjour, les conclusions de Mme A B étaient devenues sans objet. Cela a conduit à la décision de ne pas statuer sur la demande.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 521-3 du code de justice administrative : Cet article permet au juge des référés d'ordonner des mesures utiles en cas d'urgence, même en l'absence de décision administrative préalable. La formulation précise est la suivante : "En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative."
2. Conséquences de la délivrance d'une autorisation de séjour : La décision du préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour a eu pour effet de rendre la demande de Mme A B sans objet. Cela illustre le principe selon lequel une mesure administrative peut rendre caduque une demande de référé, car il n'y a plus de situation d'urgence à traiter.
En conclusion, la décision du juge des référés repose sur l'évolution de la situation administrative de Mme A B, qui a été résolue par l'intervention du préfet, rendant ainsi la demande initiale sans objet.