Résumé de la décision
La requête enregistrée le 11 octobre 2022 par un groupe de requérants, représentés par Me Barnier, vise à annuler un arrêté du maire de la commune de l'Isle sur la Sorgue, daté du 31 mai 2022, qui ne s'opposait pas à la création d'une antenne relais par la société Cellnex France, ainsi qu'une décision de rejet d'un recours gracieux. Cependant, un arrêté du 30 juillet 2024 a retiré l'arrêté contesté, rendant la demande d'annulation sans objet. Le tribunal a donc ordonné qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête et a condamné la commune à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais de justice.
Arguments pertinents
1. Absence de lieu à statuer : Le tribunal a constaté que le retrait de l'arrêté attaqué par le maire, intervenu après l'introduction de la requête, a rendu les conclusions des requérants sans objet. En effet, selon l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il est possible de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête lorsque les circonstances ont changé.
2. Indemnisation des frais de justice : Le tribunal a également décidé de mettre à la charge de la commune de l'Isle sur la Sorgue une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, qui prévoit la possibilité d'une indemnisation pour les frais exposés par les parties.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux magistrats de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête lorsque les circonstances ont évolué. La décision du tribunal s'appuie sur ce texte pour justifier l'absence de lieu à statuer, en précisant que le retrait de l'arrêté par le maire a rendu la demande d'annulation caduque.
> "Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (...) Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête."
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que les frais exposés par une partie peuvent être remboursés par la partie perdante. Le tribunal a appliqué cette disposition pour ordonner à la commune de verser une somme aux requérants, reconnaissant ainsi le droit à indemnisation des frais de justice.
> "Les frais exposés par une partie, y compris les honoraires d'avocat, sont à la charge de la partie perdante."
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur une interprétation claire des textes de loi, établissant que le retrait de l'arrêté contesté a rendu la requête sans objet, tout en reconnaissant le droit des requérants à une indemnisation pour les frais engagés.