Résumé de la décision
M. A B a demandé l'annulation d'une décision du 22 juillet 2020, par laquelle le général directeur des ressources humaines de l'armée de terre a refusé de lui délivrer une attestation concernant son emploi d'officier traitant de renseignement à la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) entre 2002 et 2007. En réponse, le ministre des armées a conclu au rejet de la requête. Le tribunal a statué que la requête était manifestement irrecevable, car M. B n'avait pas préalablement saisi la commission des recours des militaires, comme l'exige le Code de la défense. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Arguments pertinents
1. Recours administratif préalable obligatoire : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 4125-1 du Code de la défense, tout recours contentieux formé par un militaire à l'encontre d'actes relatifs à sa situation personnelle doit être précédé d'un recours administratif préalable. Ce recours est examiné par la commission des recours des militaires, et son absence entraîne l'irrecevabilité du recours contentieux.
2. Nature de la décision contestée : La décision du 22 juillet 2020, qui refuse la délivrance d'une attestation, est considérée comme un acte relatif à la situation individuelle de M. B. Le tribunal a affirmé que cette décision devait être contestée par le biais de la commission des recours militaires, conformément aux dispositions légales.
3. Irrecevabilité de la requête : En raison de l'absence de recours préalable, le tribunal a conclu que les conclusions de M. B à fin d'annulation étaient manifestement irrecevables, entraînant le rejet de sa requête ainsi que des conclusions à fin d'injonction.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 4125-1 du Code de la défense : Cet article stipule que "tout recours contentieux formé par un militaire à l'encontre d'actes relatifs à sa situation personnelle est précédé d'un recours administratif préalable, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux". Cela signifie que le militaire doit d'abord épuiser les voies de recours administratives avant de se tourner vers le juge administratif.
2. Article R. 4125-2 du Code de la défense : Cet article précise que "à compter de la notification ou de la publication de l'acte contesté, le militaire dispose d'un délai de deux mois pour saisir la commission". Cela établit un cadre temporel pour le recours administratif, renforçant l'importance de cette étape préalable.
3. Nature des décisions contestées : Le tribunal a interprété la décision du général directeur des ressources humaines comme un acte relatif à la situation personnelle de M. B, ce qui le soumet aux exigences du recours administratif préalable. Cela est en accord avec l'intention législative de protéger les droits des militaires en leur offrant une voie de recours interne avant d'engager des procédures judiciaires.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur une interprétation stricte des exigences procédurales imposées par le Code de la défense, soulignant l'importance du recours administratif préalable pour les militaires.