Résumé de la décision
M. A B a déposé une requête le 10 juin 2023 pour contester un arrêté du préfet de police du 9 juin 2023, qui l'obligeait à quitter le territoire français, refusait un délai de départ volontaire, fixait un pays de reconduite et imposait une interdiction de retour de 36 mois. Le tribunal administratif a rejeté la requête en raison de son irrecevabilité manifeste, car M. B n'avait pas fourni d'adresse complète, ce qui contrevenait aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision a été rendue le 11 juillet 2023.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a constaté que la requête de M. B ne contenait pas d'adresse complète, ce qui constitue une violation des exigences procédurales. Selon l'article R. 411-1 du code de justice administrative, la requête doit indiquer les noms et le domicile des parties, ainsi qu'un exposé des faits et des moyens. L'absence de ces éléments a conduit à la conclusion que la requête était manifestement irrecevable.
2. Non-régularisation dans le délai de recours : Le tribunal a également noté que M. B n'avait pas régularisé sa requête dans le délai de recours contentieux, ce qui a renforcé l'irrecevabilité de sa demande. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de tribunal de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 411-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "la juridiction est saisie par requête" et précise que "l'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours". Cela souligne l'importance de respecter les formalités de dépôt de la requête pour garantir son admissibilité.
2. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. La décision du tribunal de rejeter la requête de M. B s'appuie sur cette disposition, affirmant que la juridiction n'est pas tenue d'inviter l'auteur à régulariser sa demande lorsque celle-ci est manifestement irrecevable.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de rejeter la requête de M. B repose sur des manquements procéduraux clairs, en particulier l'absence d'une adresse complète, ce qui a conduit à une irrecevabilité manifeste selon les dispositions du code de justice administrative.