Résumé de la décision
Mme B A a introduit une requête le 1er avril 2022 pour contester la décision du 7 mars 2022, par laquelle le président du conseil départemental de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le département de la Seine-Maritime a soulevé l'irrecevabilité de la requête, arguant que Mme A n'avait pas exercé le recours préalable obligatoire. Le tribunal a conclu que la requête était manifestement irrecevable en raison de l'absence de ce recours préalable, et a donc rejeté la demande de Mme A.
Arguments pertinents
1. Recours préalable obligatoire : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, un recours préalable obligatoire doit être formé devant le président du conseil départemental avant de saisir le tribunal administratif. En l'espèce, Mme A n'a pas exercé ce recours, ce qui rend sa requête irrecevable.
2. Irrecevabilité manifeste : En vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a le pouvoir de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser. Le tribunal a donc appliqué cette disposition pour conclure à l'irrecevabilité de la requête de Mme A.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles : Cet article stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' destinée aux personnes physiques est formé, par tout moyen lui conférant date certaine, devant le président du conseil départemental." Cette disposition impose une étape préalable essentielle avant de pouvoir contester une décision devant le tribunal administratif.
2. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article précise que "les présidents de tribunal administratif peuvent, par ordonnance : (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables." Cela confère au tribunal le pouvoir de statuer sur l'irrecevabilité sans nécessiter de régularisation de la part de l'auteur de la requête, ce qui a été appliqué dans le cas de Mme A.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur le non-respect d'une procédure préalable obligatoire, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de la requête de Mme A. Les articles de loi cités renforcent l'importance de suivre les procédures administratives avant de saisir la justice.