Résumé de la décision
M. A C et Mme B C ont déposé une requête pour annuler un permis de construire délivré par le maire de la commune de Hauville à la SARL Fradelec. Leur requête, enregistrée au tribunal administratif, n'était pas accompagnée de la décision attaquée, ce qui constitue une irrégularité selon le code de la justice administrative. Malgré une demande de régularisation, les requérants n'ont pas fourni le document requis dans le délai imparti. En conséquence, le tribunal a rejeté leur requête pour irrecevabilité manifeste.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : La requête de M. et Mme C a été jugée irrecevable car elle ne respectait pas les exigences de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, qui stipule que la requête doit être accompagnée de l'acte attaqué, sauf impossibilité justifiée. En l'absence de ce document, le tribunal a conclu que la requête était manifestement irrecevable.
2. Non-régularisation : Malgré une demande de régularisation émise par le greffe du tribunal, les requérants n'ont pas fourni la copie de l'acte attaqué dans le délai d'un mois qui leur était imparti. Le tribunal a souligné que cette absence de régularisation justifiait le rejet de la requête.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 412-1 du code de justice administrative : Cet article impose que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué". Cela signifie que la production de l'acte contesté est essentielle pour que la juridiction puisse examiner le fond de la demande.
2. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Selon cet article, les présidents de tribunal peuvent rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Le tribunal a appliqué cette disposition pour justifier le rejet de la requête de M. et Mme C, en raison de l'absence de régularisation.
3. Article R. 612-1 du code de justice administrative : Cet article précise que lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte, la juridiction doit inviter l'auteur à les régulariser. Dans ce cas, le tribunal a respecté cette procédure en adressant une demande de régularisation, mais les requérants n'ont pas répondu dans le délai imparti.
En somme, la décision du tribunal administratif repose sur des principes clairs du droit administratif, soulignant l'importance de la régularité des actes dans le cadre des recours contentieux.