Résumé de la décision
M. D B, gérant de la Sarl Saint Sauveur, a demandé au juge des référés d'ordonner une expertise pour évaluer la perte d'exploitation subie par son restaurant en raison des travaux de la 3ème ligne de métro à Toulouse. Tisséo Ingénierie, responsable des travaux, a accepté la désignation d'un expert. Le juge a ordonné une expertise pour la période du 1er mars 2023 au 1er septembre 2023, précisant les missions de l'expert, M. C A, et les modalités de réalisation de l'expertise.
Arguments pertinents
1. Utilité de l'expertise : Le juge a souligné que l'expertise était nécessaire pour évaluer le préjudice économique potentiel subi par la Sarl Saint Sauveur en raison des travaux. Il a affirmé que "cette expertise sera utile pour la période du 1er mars 2023 au 1er septembre 2023", ce qui justifie la décision d'ordonner l'expertise.
2. Mission de l'expert : L'ordonnance précise que l'expert doit "réunir tous documents appropriés à l'appréciation du chiffre d'affaires" et "déterminer si l'évolution du chiffre d'affaires constitue un préjudice économique ayant pour cause l'exécution des travaux". Cela montre l'importance d'une analyse rigoureuse des données financières pour établir un lien entre les travaux et le préjudice allégué.
3. Responsabilité des frais : Les frais et honoraires de l'expertise seront à la charge de la ou des parties désignées par le tribunal, ce qui est conforme à la pratique en matière d'expertise judiciaire.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 532-1 du code de justice administrative : Cet article permet au juge des référés de prescrire "toute mesure utile d'expertise ou d'instruction". Cela souligne le pouvoir discrétionnaire du juge pour ordonner des mesures qui peuvent aider à la résolution d'un litige, même en l'absence de décision administrative préalable.
2. Article R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative : Ces articles régissent les modalités de la mission de l'expert, y compris la rédaction de rapports intermédiaires et final. Le juge a précisé que l'expert "rédigera un rapport intermédiaire à la fin de chaque trimestre civil ainsi qu'un rapport final en fin d'exercice comptable", ce qui garantit une transparence et un suivi régulier de l'expertise.
3. Article R. 621-3 du code de justice administrative : Cet article stipule que l'expert doit prêter serment avant d'accomplir sa mission. Cela assure l'intégrité et l'objectivité de l'expertise, renforçant ainsi la confiance des parties dans le processus.
En conclusion, la décision du juge des référés est fondée sur une interprétation claire des dispositions du code de justice administrative, visant à garantir une évaluation juste et précise des préjudices économiques allégués par la Sarl Saint Sauveur.