Résumé de la décision
Les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France ont déposé une requête le 24 juillet 2023 pour contester le refus du maire de Brunoy de leur délivrer un certificat de non-opposition à la déclaration préalable pour l'installation d'antennes de téléphonie mobile. Le 26 janvier 2024, le maire a finalement délivré le certificat demandé. Par conséquent, dans un mémoire enregistré le 16 février 2024, les requérantes ont informé le tribunal que leur recours était devenu sans objet. Le tribunal a alors décidé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête.
Arguments pertinents
1. Perte d'objet de la requête : Le tribunal a constaté que la délivrance du certificat de non-opposition par le maire, intervenue après le dépôt de la requête, a rendu celle-ci sans objet. Cela est conforme à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au juge de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête lorsque celle-ci a perdu son objet.
2. Application de l'article R. 222-1 : La décision s'appuie sur le pouvoir du juge administratif de constater l'absence de nécessité de statuer sur une requête lorsque les circonstances ont changé, ce qui est le cas ici avec la délivrance du certificat.
Interprétations et citations légales
L'article R. 222-1 du code de justice administrative stipule que les magistrats peuvent, par ordonnance, "constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête" lorsque celle-ci a perdu son objet. Cette disposition est essentielle pour garantir l'efficacité et la pertinence des décisions judiciaires, en évitant de statuer sur des demandes qui ne sont plus d'actualité.
- Code de justice administrative - Article R. 222-1 : "Les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (...) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête."
Cette décision illustre l'importance de la mise à jour des circonstances dans le cadre des procédures judiciaires, et souligne que le tribunal doit se prononcer sur des questions qui ont encore un intérêt juridique. La délivrance du certificat a donc mis fin à la nécessité d'un examen judiciaire, rendant la requête caduque.