Résumé de la décision
Mme A...D..., médecin anesthésiste, a été recrutée par le centre hospitalier de Cahors entre le 30 novembre 2009 et le 17 août 2011. Elle conteste une décision de l'hôpital qui a recalculé ses frais de déplacement sur la base d'une adresse à Toulouse plutôt qu'à Marly, entraînant un trop-perçu déduit de sa rémunération. Le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande de condamnation de l'hôpital à lui verser une somme de 6 047,60 euros pour ces frais et sa rémunération du mois d'août 2011. La cour d'appel à laquelle elle a porté son affaire a confirmé ce jugement, considérant qu'elle n'avait pas justifié ses frais de déplacement conformément aux stipulations de son contrat.
Arguments pertinents
1. Contrat de travail : Le contrat stipule que les frais de déplacement doivent être remboursés sur présentation de justificatifs, ce que Mme D... n’a pas fait. La décision indique clairement que « dès lors, à supposer même qu'elle ait résidé non à Toulouse mais à Marly [...], elle n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que le centre hospitalier de Cahors a refusé, d'une part, de prendre en charge ses frais de déplacement [...] et, d'autre part, a déduit de sa rémunération du mois d'août 2011 le trop-perçu [...] ».
2. Erreurs d’appréciation : La cour a jugé qu’il n’y avait pas eu d'erreur manifeste d’appréciation de la part du centre hospitalier puisque Mme D... n'a pas fourni de preuves suffisantes de ses réclamations.
Interprétations et citations légales
1. Code de la santé publique - Article D. 6152-417 : Il précise que les médecins contractuels peuvent se voir allouer des indemnités pour le remboursement de frais de déplacements, mais uniquement « dans les conditions prévues » par les articles pertinents concernant leur situation de travail. Cette précision implique une stricte nécessité de production de justificatifs, conformément aux prescriptions contractuelles.
2. Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article évoque les frais exposés en cas de litige. La demande de Mme D... en ce qui concerne les frais de l’instance [est rejetée], car il a été jugé qu’aucune des pièces justificatives pertinentes n’était fournie : « par suite, elle n'est pas fondée à demander l'annulation du jugement attaqué ».
3. Contrats et obligations : L'absence de justification par Mme D... de ses frais de déplacement constitue un manquement aux obligations contractuelles, rendant ainsi légitime le refus du centre hospitalier de prendre en charge ces frais, dans le cadre des règles en vigueur sur les déplacements des praticiens.
En conclusion, la décision est fondée à la fois sur l’analyse des contrats et des règles applicables à la rémunération des frais de déplacement, ainsi que sur le principe du respect des obligations contractuelles par les parties impliquées.