Résumé de la décision :
M. C..., de nationalité marocaine, a demandé la délivrance d'un titre de séjour en France, laquelle a été refusée par le préfet de la Gironde par une décision datée du 19 mars 2015. Après avoir contesté cette décision devant le tribunal administratif de Bordeaux, celui-ci a rejeté sa demande par un jugement rendu le 1er décembre 2016. M. C... a alors interjeté appel, demandant l'annulation du jugement et la délivrance d'un titre de séjour. La cour a confirmé le rejet de la demande en considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation dans sa décision.Arguments pertinents :
1. Absence de défaut d'examen : La cour a souligné que le préfet n'est pas tenu d'examiner d'office la situation de M. C... au regard d'autres fondements juridiques, sauf demande expresse de sa part. Elle a affirmé que le défendeur n'avait pas présenté de demande sur la base de l'article 9 de l'accord franco-marocain, ce qui a conduit à l'absence de défaut de motivation ou d'examen.> "Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait présenté une demande sur ce fondement. En n'examinant pas la demande au regard de ces stipulations, le préfet n'a donc entaché sa décision ni d'un défaut de motivation ni d'un défaut d'examen de la demande dont il était saisi."
2. Respect de la vie familiale : Le requérant a argumenté que sa présence était indispensable auprès de sa mère en France, titulaire d'un titre de séjour. La cour a fait valoir qu'aucune preuve n'atteste que cela soit nécessaire et a conclu que le refus d'un titre de séjour ne constituait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée.
> "En refusant de délivrer à M. C... un titre de séjour, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale."
Interprétations et citations légales :
La décision s'appuie sur plusieurs textes de loi pertinents :1. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :
- Article L. 313-11 : Cette disposition définit les conditions dans lesquelles un étranger peut obtenir un titre de séjour. Le 7° de cet article mentionne des motifs spécifiques, mais il n'impose pas une obligation d'examen des autres possibilités si aucune demande n'est formulée.
- Article L. 313-14 : Cet article précise que les demandes doivent être évaluées selon le cadre juridique mis en place.
2. Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :
- Article 8 : Protège le droit au respect de la vie familiale. La cour a évalué si les conditions de vie dans lesquelles se trouverait M. C... en cas de refus du titre de séjour respectaient cet article.
La cour a ainsi interprété que si M. C... pouvait avoir des liens affectifs avec sa mère, cela ne suffisait pas à remettre en question la décision du préfet dans les conditions présentes, car il n'y avait pas de preuve de nécessité d'assistance.
En résumé, la décision de la cour d'appel se fonde sur une analyse rigoureuse de la jurisprudence administrative et des droits individuels, tout en maintenant que l'administration, dans le cadre de ses prérogatives, a agi conformément aux textes en vigueur.