Résumé de la décision
La cour administrative d'appel a examiné la requête de Mme C..., qui contestait un jugement du tribunal administratif de Limoges du 15 juillet 2016, rejetant sa demande de décharge de majorations d'impôt sur le revenu pour les années 2009 à 2011. Mme C... soutenait que le jugement était insuffisamment motivé et qu'elle n'avait pas commis de manquement délibéré au sens de l'article 1729 du code général des impôts. La cour a confirmé le jugement du tribunal administratif, concluant que Mme C... avait intentionnellement déclaré une situation fiscale inexacte et qu'elle ne pouvait ignorer qu'elle ne vivait pas seule au moment de remplir ses déclarations.
Arguments pertinents
1. Inexactitude dans la déclaration fiscale : La cour a souligné que pour bénéficier d'une demi-part supplémentaire d'impôt, Mme C... devait cocher la case E de ses déclarations, qui stipule que le contribuable vit seul et que ses enfants ne sont pas à charge. Ce qu'elle ne respectait pas. La cour a ainsi affirmé :
> "Mme C..., qui ne conteste pas qu'elle ne pouvait bénéficier de la demi-part supplémentaire compte tenu des nombreux indices réunis par l'administration, ne pouvait ignorer qu'au cours des années litigieuses elle ne vivait pas seule..."
2. Caractère intentionnel du manquement : La cour a retenu que la volonté de Mme C... de déclarer une situation fausse était établie, rejettant son argument selon lequel les périodes de séparation avec son compagnon rendraient sa situation incertaine. La cour a conclu que :
> "Le caractère intentionnel de l'inexactitude des mentions portées par Mme C..., quant à la situation du foyer fiscal, sur les déclarations qu'elle a souscrites doit être regardé comme établi."
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur l'application de l'article 1729 du code général des impôts, qui traite des majorations d'imposition en cas de manquement délibéré. Cet article stipule :
- Code général des impôts - Article 1729 : "Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration [...] entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré (...)".
La cour a interprété cet article en se basant sur le principe que le contribuable ne doit pas ignorer les implications fiscales de ses déclarations. Cela établit que si un contribuable, comme dans le cas de MmeC..., remplit une déclaration en se sachant dans une situation de vie commune, cela peut constituer un manquement délibéré. La cour a également précisé que la complexité de la relation personnelle ne justifie pas une telle inexactitude.
En conclusion, la décision met en lumière l'importance de l'exactitude des déclarations fiscales et le risque d'un manquement délibéré lorsqu'un contribuable ne se conforme pas aux exigences légales, illustrant la rigueur avec laquelle le droit fiscal est appliqué.