Résumé de la décision :
M. et Mme B... contestent une imposition sur le revenu de l'année 2008, résultant de la remise en cause d'une réduction d'impôt pour un investissement outre-mer. Ils font appel d'un jugement du tribunal administratif de Toulouse ayant accordé la décharge de certaines pénalités mais rejeté le surplus de leur demande. La cour ordonne un supplément d'instruction contradictoire, demandant à l'administration de fournir des preuves de l'homologation du rôle d'imposition, considérant que les éléments fournis par l'administration n'étaient pas suffisamment clairs.Arguments pertinents :
- Les requérants soutiennent que l'administration n'a pas prouvé que le rôle émis pour le recouvrement de l'imposition contestée a été régulièrement homologué par une autorité compétente conformément à l'article 1658 du code général des impôts. Ce point est crucial car l'homologation est une condition préalable nécessaire pour assurer la validité du rôle.- La cour a souligné que c'est à l'administration de fournir des précisions nécessaires pour justifier cette homologation. En effet, le jugement indique que : « ces indications confuses ne mettent pas la cour en mesure de se prononcer sur le bien-fondé du moyen invoqué par les requérants ».
Interprétations et citations légales :
Dans cette décision, les dispositions de l'article 1658 du code général des impôts (CGI) sont au cœur du débat. Cet article stipule que "les rôles qui mettent en recouvrement les impôts doivent être homologués par une autorité désignée à cet effet". L'absence de preuve de cette homologation remet en cause la légitimité du rôle et par conséquent, la validité de l'imposition contestée.La cour a également invoqué la nécessité d’obtenir un "extrait certifié conforme de la décision portant homologation du rôle" afin de pouvoir trancher sur la contestation. En somme, la cour insiste sur le respect des procédures administratives en matière fiscale, rappelant que sans une homologation adéquate, l'administration fiscale pourrait être dans l'incapacité de justifier la créance fiscale.
Cette analyse des textes de loi et des exigences procédurales renvoie à un principe fondamental du droit fiscal : la nécessité d’une stricte conformité aux formalités administratives pour qu’une imposition puisse être considérée comme valide.