Résumé de la décision
M. D... C..., détenu au centre pénitentiaire de Mauzac, a contesté des décisions du directeur de l'établissement refusant la livraison d'un colis alimentaire provenant de sa famille. Après avoir saisi le tribunal administratif de Bordeaux, celui-ci a rejeté sa demande d'annulation des décisions, considérant qu'elles ne constituaient pas des atteintes à ses droits, mais seulement des mesures d'ordre intérieur. M. C... a également été débouté de sa demande d'indemnisation pour le préjudice subi, le tribunal ayant estimé que l'illégalité alléguée des décisions ne justifiait pas une telle réparation.
Arguments pertinents
Le tribunal administratif a affirmé que les mesures contestées par M. C... n'étaient pas susceptibles d'influencer la situation juridique du détenu. En effet, il a souligné que, bien qu'elles aient pu causer un inconvénient ponctuel, elles n'aggravaient pas les conditions de détention de M. C... et restaient des "simples mesures d'ordre intérieur", ce qui les exclut du contrôle du juge de l'excès de pouvoir.
Une citation pertinente dans ce cadre est celle du tribunal : "les décisions contestées par M. C... n'étaient pas au nombre de celles qui peuvent être déférées au juge de l'excès de pouvoir".
Interprétations et citations légales
Les décisions prises par le directeur du centre pénitentiaire doivent être interprétées au regard des règles de droit relatives aux droits des détenus et à la compétence du juge administratif. Dans ce contexte, la notion de "mesures d'ordre intérieur" est essentielle, car elle détermine les limites de l'intervention judiciaire dans la gestion des établissements pénitentiaires.
Le tribunal s'appuie sur le Code de justice administrative, qui précise que le juge ne peut intervenir que sur des décisions ayant une portée juridique significative sur la situation des requérants. En l'occurrence, aucune atteinte aux droits fondamentaux de M. C... n'a été démontrée, ce qui justifie le rejet de la requête.
Ainsi, le jugement du tribunal administratif est cohérent avec les principes affirmés par le Code de procédure pénale, en matière de gestion des établissements pénitentiaires, renforçant l'idée que les décisions internes ne sauraient constituer des recours ouvrant la voie à des réparations contentieuses.
Les articles de loi appliqués dans cette décision incluent :
- Code de justice administrative - Article L. 521-1 (précisant le cadre du contrôle du juge administratif)
- Code de procédure pénale - Article 728 (donnant des indications sur le cadre de la gestion des établissements pénitentiaires)
Étant donné ces éléments, les refus d'acheminement des colis n'ont pas pu justifier une action en justice pour excessivité du pouvoir ou pour réparation du préjudice, et ce à juste titre selon la cour.