Résumé de la décision
Dans une affaire opposant M. A... D... au centre hospitalier de Douai, la cour administrative d'appel, par ordonnance du 11 juillet 2019, a été saisie d'une demande de M. A... D... visant à obtenir le versement d'allocations d'assurance-chômage suite à un jugement antérieur du tribunal administratif de Lille daté du 26 mars 2018. Ce jugement imposait au centre hospitalier de liquider ces allocations. La cour a constaté que le centre hospitalier n'avait pas exécuté cette décision et a ordonné l'exécution complète du jugement, assortissant cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour en cas de non-respect dans un délai de trois mois. En outre, la cour a condamné le centre hospitalier à verser 1 000 euros au titre des frais exposés par M. A... D... et non compris dans les dépens.
Arguments pertinents
1. Inexécution d'une décision précédente : La cour a souligné que, conformément à l'article L. 911-4 du code de justice administrative, "En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution." Dans ce cas, le jugement antérieur n'a pas été exécuté de manière appropriée.
2. Erreur administrative : La décision notait que M. A... D... aurait dû être considéré comme inscrit à Pôle emploi jusqu'à une date ultérieure à celle initialement reconnue par le centre hospitalier. Cela a fondé la demande de l'individu sur un droit d'indemnisation qui n'avait pas été respecté dans son intégralité.
3. Astreinte : La cour a jugé qu'une astreinte était justifiée pour inciter le centre hospitalier à se conformer à ses obligations : "Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au centre hospitalier de Douai de prendre, dans le délai de trois mois, les mesures qu'implique l'exécution de la décision."
Interprétations et citations légales
- Article L. 911-4 du Code de justice administrative : Cet article confère le droit à la partie intéressée de demander l'exécution d'un jugement ou d'un arrêt non exécuté. La cour en a fait application en ordonnant au centre hospitalier de respecter le jugement antérieur.
- Jugement du 26 mars 2018 : La cour a explicitement mentionné que le centre hospitalier n'avait pas respecté les obligations résultant de ce jugement, ce qui est en contradiction avec le devoir d'exécution des décisions de justice.
- Justification de l'astreinte : L'imposition d'une astreinte à hauteur de 50 euros par jour est une mesure classique pour garantir l'exécution des décisions judiciaires, permettant de compenser la partie lésée en cas de non-respect par l'administration.
Ces éléments mettent en lumière la responsabilité des administrations publiques à respecter les décisions de justice et offrent un cadre juridique pour les recours en cas de non-exécution.