Résumé de la décision
Dans cette affaire, Me B..., agissant en tant que mandataire liquidateur de la société Cinram Optical Disc, a déposé une requête visant à annuler un jugement du tribunal administratif de Rouen. Ce jugement portait sur une demande de M. D..., dont le licenciement était contesté. Me B... a finalement décidé de se désister de ses demandes, ce qui a conduit à la constatation de ce désistement par la cour. En raison de cette décision, l'intervention de la société Cinram Logistic France, qui a tenté de soutenir les arguments de Me B..., a été déclarée sans objet.
Arguments pertinents
1. Désistement d'instance : La cour a d'abord constaté que le désistement de Me B... était pur et simple, ce qui implique que l'affaire ne pouvait pas se poursuivre. Selon la cour, "rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte", indiquant que le processus judiciaire avait pris fin suite à cette décision.
2. Irrecevabilité de l'intervention : Avec le désistement de Me B..., la cour a également jugé que l'intervention de la société Cinram Logistic France était devenue sans objet, précisant que "l'instance prenant fin par suite du désistement", aucune suite ne pouvait être donnée à l'intervention.
Interprétations et citations légales
La décision repose sur l'article R. 611-7 du Code de justice administrative, qui traite des interventions dans le cadre d’une procédure administrative. Cet article stipule que "les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience", ce qui assure le respect du droit à un procès équitable.
- Désistement : Le désistement en droit administratif est un acte unilatéral par lequel un requérant renonce à ses prétentions. La jurisprudence précise que ce désistement peut, comme ici, provoquer une extinction de l'instance.
- Article pertinent : En raison de la logique appliquée dans la décision, une référence à l’article L. 411-1 du Code de justice administrative, qui aborde les principes de la fin de l'instance, peut être pertinente. Ce dernier dispose que "les instances se terminent par des arrêts de désistement".
En conclusion, la décision montre clairement que le désistement arrête le cours de la procédure judiciaire et rend inapplicable toute demande d'intervention qui pourrait être motivée par des aspects connexes de l'affaire une fois qu'il n'y a plus de litige à trancher. La cour interprète l'évolution procédurale comme une manifestation effective de la volonté des parties de mettre fin à la discussion judiciaire, renforcée par les dispositions légales énoncées.