Résumé de la décision
Dans l'affaire opposant M. B... A... au préfet de la Savoie, enregistrée sous le numéro 15LY03229, M. A... a demandé l'annulation d'une ordonnance du tribunal administratif de Lyon et d'un acte lui ordonnant de se présenter à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry pour un embarquement à destination de Madrid. Le tribunal a rejeté la requête de M. A..., considérant que l'acte contesté n'était pas décisoire et ne pouvait donc faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, M. A... n'a pas été fondé à soutenir que son recours avait été inconstitutionnellement rejeté, et sa demande de dommages-intérêts a également été écartée.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité des conclusions de M. A... : L'ordonnance du président de la 1ère chambre du tribunal administratif a rejeté les conclusions de M. A... pour irrecevabilité sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'acte du 26 septembre 2015 a été jugé non décisoire, étant une simple notification d'un arrêté préfectoral qui avait été notifié à M. A... le même jour.
2. Lien avec l'arrêté préfectoral : Il a été établi que l'acte contesté du 26 septembre 2015 avait été pris pour exécuter un arrêté du 22 septembre 2015. Dès lors, la cour a statué que l'acte ne pouvait pas faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, car il ne portait pas sur une décision autonome mais sur l'application d'une décision existante et notifiée à l'intéressé.
3. Absence de compétence de l'auteur de l'acte : M. A... a également soutenu que l'acte était entaché d'incompétence et d'erreur de fait. Néanmoins, la cour a jugé que ces éléments ne remettaient pas en question le principe que l’acte, étant subordonné à un arrêté, ne constituait pas un acte autonome susceptible d'être contesté.
Interprétations et citations légales
- Interprétation de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : La cour a appliqué cet article pour établir que « les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent (...) rejeter les requêtes manifestement irrecevables ». Cette disposition légale permet à la juridiction d'éliminer rapidement les recours qui n'atteignent pas les critères d'une contestation recevable.
- Nature de l'acte contesté : L'acte du 26 septembre 2015, qui devait conduire M. A... à son embarquement, a été déclaré non décisoire par la cour, ce qui signifie qu'il ne peut constituer un acte considérable à des fins de contestation. Cette distinction entre acte exécutoire et acte décisoire est cruciale dans le domaine du droit administratif. La cour a relevé que « cet acte a été pris pour l'exécution d'un arrêté du 22 septembre 2015, notifié le même jour... ».
En résumé, le rejet des conclusions de M. A... repose sur le fait que l’acte en question n'était pas un acte autonome et décisif, mais plutôt une simple mise en application d'une décision administrative existante.