Résumé de la décision
M. D..., ressortissant macédonien, a contesté par requête en date du 19 décembre 2016 le jugement du tribunal administratif de Lyon qui avait rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté préfectoral du 12 février 2016. Cet arrêté refusait la délivrance d'un titre de séjour et impliquait une obligation de quitter le territoire français. La cour a examiné les arguments de M. D... concernant l'illégalité de ces décisions, mais a finalement confirmé le jugement du tribunal administratif, rejetant ainsi la requête et les demandes d'injonction.
Arguments pertinents
Les principaux arguments de M. D... contre le refus de titre de séjour sont les suivants :
1. Erreur de fait : M. D... a soutenu que le refus de titre de séjour était entaché d'une erreur factuelle, en raison de l'absence de sa famille en Macédoine, son pays d'origine, qu'il avait quitté en 1994. Ce point n'a pas été retenu, car il ne fut pas accompagné d'éléments supplémentaires pour étayer ses affirmations.
2. Violation de l'article L. 313-11 et de l'article 8 de la CEDH : M. D... a argué que le refus méconnaissait le 7° de l'article L. 313-11 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui protège le droit au respect de la vie privée et familiale. La cour a également rejeté cet argument, considérant que la situation de M. D... ne justifiait pas la délivrance du titre sollicité.
3. Erreur manifeste d'appréciation : M. D... a soulevé que l'obligation de quitter le territoire était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle, argument qui a été écarté en raison de l'absence de nouvelles justifications par rapport à la première instance.
Interprétations et citations légales
La cour a examiné les diverses interprétations des textes de loi en se fondant sur :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-11 : prohibe le refus de titre de séjour sans considération des circonstances personnelles de l'individu. La cour a estimé que M. D... n'apportait pas d'éléments nouveaux sur son lien avec la France, qui pourraient lui octroyer un titre de séjour.
- Convention Européenne des Droits de l'Homme - Article 8 : stipule le droit au respect de la vie privée et familiale. Toutefois, la cour a jugé que les arguments de M. D... n'établissaient pas un cas suffisamment solide pour contrebalancer l'intérêt général à l'égard de la régularité du séjour en France.
La cour a précisé que les arguments soulevés par M. D... continuaient d'être "dépourvus de précisions ou justifications supplémentaires", consolidant ainsi le rejet de ses prétentions.
En conclusion, la instruction du refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et les décisions associées ont été validées sur la base de l'absence d'éléments nouveaux. Ce déni de droit, fondé sur des motifs juridiques bien établis, a conduit à une décision qui illustre la rigueur appliquée dans l'examen des demandes de séjour au regard des codes en vigueur.