Résumé de la décision :
Mme A...B..., représentée par un avocat, a introduit une requête contre un jugement du tribunal administratif de Lyon qui avait précédemment annulé un arrêté du préfet du Rhône en matière d'obligation de quitter le territoire français. Mme B... a demandé à la cour d'annuler le jugement et l'arrêté, de lui délivrer un titre de séjour, ou de faire réexaminer sa situation. Cependant, la Cour administrative d'appel a rejeté sa requête, déclarant qu'elle n'était pas recevable à contester l'arrêté du préfet qui était déjà annulé par le tribunal administratif, et que les moyens invoqués étaient identiques à ceux présentés en première instance sans nouvelle justification.
Arguments pertinents :
Les principaux arguments de la cour se fondent sur les points suivants :
1. Recevabilité de la requête : La cour explique que, suite à l'annulation de l'arrêté par le tribunal administratif, Mme B... ne peut pas demander à nouveau l'annulation de cet arrêté, car il n'existe plus (point 1).
2. Identification des moyens invoqués : La cour note que les arguments de Mme B... lors de l'appel ne présentent aucune nouveauté par rapport à ceux déjà examinés, ce qui la conduit à rejeter ces arguments en se basant sur les motifs déjà jugés par le tribunal (point 2).
3. Absence de méconnaissance de la loi : La cour affirme que le préfet n'a pas contrevenu aux dispositions de l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en précisant que Mme B... n'est pas à la charge de son père, ni aux stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Interprétations et citations légales :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 121-1 : Cet article stipule les conditions de séjour des étrangers sur le territoire français, et la cour a interprété que Mme B... ne correspond pas aux critères nécessaires pour justifier une exception à ces règles. La cour a constaté qu'elle ne pouvait pas être considérée comme étant à charge de son père, un élément qui renforce l'argument du préfet au sujet de l'absence de droits au séjour.
- Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales - Article 8 : Ce texte protège le droit au respect de la vie privée et familiale. Dans cette affaire, la cour en conclut que le préfet n'a pas méconnu ses obligations, affirmant que les décisions administratives prises n'ont pas porté une atteinte disproportionnée à ces droits, surtout considérant la situation de Mme B... dans le cadre des dispositions législatives nationales.
En résumé, la cour a rejeté la requête de Mme B... en rappelant la prééminence des décisions antérieures et la conformité des actions du préfet avec les lois en vigueur, n’établissant aucun vice de légalité dans la mesure administrative contestée.