Résumé de la décision
M. B... a introduit une requête en appel pour contester un jugement qui rejetait sa demande de délivrance d'une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale". Il soutenait que le préfet avait commis des erreurs d'appréciation quant à ses attaches familiales et qu'il n'avait pas examiné sa situation de manière adéquate. La cour a confirmé le jugement initial en jugeant que la situation de M. B... n'était pas compatible avec le droit au séjour en France, notamment en raison de son statut irrégulier et du refus précédent de séjour. La cour a également statué que le refus du préfet n'avait pas porté atteinte de manière excessive à son droit à la vie privée et familiale.
Arguments pertinents
1. Absence d'attaches familiales en France : La cour a écarté l’argument selon lequel M. B... aurait des attaches familiales majeures en France, précisant que même s'il avait des enfants en France et était remarié, il ne pouvait pas prétendre à un droit automatique de rester en France en raison de son statut irrégulier.
- "Il suit de là que l'arrêté en litige n'a pas porté d'atteinte excessive au droit à la vie privée et familiale."
2. Conditions de séjour irrégulières : La cour a souligné que M. B... était en situation irrégulière, ayant fait l'objet d'un refus de séjour en 2016 et s'étant soustrait aux mesures d'éloignement.
- "Cette situation ne révèle pas une insertion particulière dans la société française dont les valeurs reposent notamment sur le respect de la loi."
3. Conséquences des choix personnels : La cour a précisé que l’administration ne pouvait être tenue pour responsable des choix personnels de M. B..., comme son mariage, menant à sa situation de dépendance vis-à-vis de la législation sur le séjour.
- "Il n'incombe pas à l'administration d'assumer les conséquences de choix personnels du demandeur."
Interprétations et citations légales
Dans sa décision, la cour a fait référence à plusieurs dispositions juridiques pertinentes :
1. Article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme : Cet article protège le droit à la vie privée et familiale, mais la cour a relevé que ce droit n'était pas bafoué dans la mesure où le refus de séjour était justifié par la situation irrégulière de M. B... et les choix personnels qu'il avait faits.
2. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-11, 7° : Cette disposition précise les conditions sous lesquelles un étranger peut obtenir un titre de séjour, en tenant compte de son intégration dans la société et de ses attaches familiales.
- "Le refus du préfet du Rhône a respecté les dispositions alors codifiées au 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile."
En somme, la cour a reconnu la complexité de la situation de M. B... tout en affirmant que la législation en vigueur devait être respectée et appliquée, tenant compte des circonstances particulières du cas ainsi que de l'importance du respect de la loi dans le cadre de l'immigration.