Résumé de la décision
M. A..., de nationalité ivoirienne, conteste un jugement du tribunal administratif de Marseille qui a rejeté sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. M. A... soutenait que sa société, "Clean House Service", était économiquement viable et qu'il était donc éligible à un titre de séjour en tant que commerçant. La Cour a confirmé le jugement du tribunal, rejetant la requête de M. A... et ses demandes d'injonction et d'indemnisation.
Arguments pertinents
1. Situation irrégulière : La Cour a retenu que M. A... était en situation irrégulière, ayant conservé sa présence en France sans titre de séjour valide après l'expiration de son précédent titre. Selon l'article L. 511-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire lorsqu'il se trouve dans cette situation. La Cour a noté : "M. A... s'est par la suite maintenu sur le territoire français irrégulièrement, après l'expiration de son titre de séjour."
2. Absence de demande formelle : La Cour a souligné que M. A... n'avait pas formulé de nouvelle demande de titre de séjour, ce qui a impacté sa situation. Elle a indiqué que "dès lors que M. A... n'a, depuis sa précédente demande de renouvellement de son titre de séjour, pas formulé de nouvelle demande de titre de séjour en qualité de commerçant", cela affecte la légalité de la décision d’obligation de quitter le territoire.
3. Absence de motifs exceptionnels : Les arguments relatifs à des motifs exceptionnels ou humanitaires qui auraient justifié l'admission au séjour ont été jugés non pertinents, consolidant ainsi le rejet de sa demande.
Interprétations et citations légales
1. Situation irrégulière : La Cour a appliqué les critères définis par l'article L. 511-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers, qui décrit les conditions dans lesquelles l'autorité peut obliger un étranger à quitter le territoire français. L'article précis peut être formulé comme suit :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers - Article L. 511-1 : "L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger [...] lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : [...] / 3° Si la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé à l'étranger..."
2. Droit à un titre de séjour de plein droit : La Cour a également interprété l'article L. 313-10 du même code à savoir que M. A... ne peut revendiquer de droit à un titre de séjour de plein droit, ce qui a conduit à la conclusion que la décision du préfet était légale. Selon l'article :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers - Article L. 313-10 : "Les titres de séjour mentionnés au 2° [...] ne prévoient pas l'octroi d'un titre de séjour de plein droit."
3. Absence de motifs exceptionnels : Enfin, les circonstances exceptionnelles qui auraient pu donner droit à M. A... à un titre de séjour n'ont pas été établies, consolidant le jugement de rejet. La Cour a fait référence à l'article L. 313-14, qui traite des conditions d'admission au séjour pour motifs exceptionnels, mentionnant que ces arguments ne modifient pas la légalité de la décision d’éloignement.
En conclusion, la décision de la Cour souligne la rigueur du cadre juridique en matière d'immigration, insistant sur l'importance de la situation de l'individu au regard des délais et des procédures requises pour la demande de titre de séjour.