Résumé de la décision
La Cour administrative d'appel a été saisie par M. C... de plusieurs demandes, notamment l'annulation du jugement du tribunal administratif de Nîmes du 26 février 2015 qui avait rejeté sa requête concernant l'arrêté du préfet du Gard du 23 octobre 2013 approuvant le plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) pour la commune d'Aigues-Mortes. M. C... a formulé divers moyens en soutenant que les textes de loi relatifs à la procédure d'approbation du PPRI avaient été méconnus, et que les décisions prises concernant le zonage n'avaient pas respecté le principe d'égalité. Cependant, la Cour a décidé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions, étant donné qu'un arrêt rendu le même jour avait annulé l'arrêté en question, et a donc rejeté les demandes de M. C...
Arguments pertinents
1. Absence de nécessité de statuer : La Cour rappelle que, suite à l'annulation de l'arrêté du 23 octobre 2013 dans une autre décision, « les conclusions de M. C... à fin d'annulation sont devenues sans objet ; qu'il n'y a pas lieu d'y statuer ».
2. Rejet des conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : La Cour précise également qu'il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. C... sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1, ce qui signifie que chaque partie reste responsable de ses propres frais. En effet, « dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions qu'il présente ».
Interprétations et citations légales
1. Code de l'environnement - Article L. 562-3 : Cet article prévoit les modalités d'élaboration des plans de prévention des risques. M. C... a soutenu que cet article avait été méconnu, cependant, la Cour ne s'est pas prononcée sur le fond de cette question en raison de l'annulation préalable de l'arrêté attaqué.
2. Code de l'environnement - Article R. 562-7 : M. C... a également contesté la conformité de l'arrêté avec ces dispositions, qui traitent des évaluations de risques. La ministre a soutenu ce moyen était inopérant, mais la Cour ne s'est pas considérée en mesure de trancher ce point pour cause d'absence de nécessité.
3. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que toute personne qui donne des conclusions en justice peut demander la condamnation de l'autre partie à lui payer une somme au titre des frais exposés. Cependant, cela n'a pas été retenu en l'espèce car « il n'y a pas lieu de faire droit » à cette demande, étant donné le contexte de l'annulation de l'arrêté.
Cette décision est donc principalement dictée par le fait qu'un autre arrêt a fait tomber le fondement même de la contestation, rendant ainsi les demandes de M. C... caduques. Les travaux d'analyse des textes n'ont pas été approfondis faute de nécessité, ce qui souligne l'importance de l'autorité de la chose jugée dans ce type de contentieux administratif.