Résumé de la décision
M. A... a demandé à la Cour de liquider une astreinte et de contraindre l'IRCANTEC à rectifier ses cotisations de retraite. Bien que la Cour ait constaté que l'arrêt précédent n'avait pas été exécuté en ce qui concerne le règlement des cotisations nécessaires à la reconstitution des droits à pension de retraite de M. A..., elle a refusé de lui ordonner cette rectification, considérant que la demande soulevait un litige distinct. La Cour a ensuite décidé de liquider l'astreinte pour la période du 11 mars 2021 au 18 juin 2021 à un total de 6 000 euros, répartis également entre les communes d'Isola et de Saint-Etienne-de-Tinée, condamnant chacune à verser 1 500 euros à M. A... et 1 500 euros au budget de l'État.
Arguments pertinents
1. Inexécution de la décision : La Cour a constaté une inexécution des obligations par les communes d'Isola et de Saint-Etienne-de-Tinée, tant au niveau de la part salariale que patronale des cotisations. Dès lors, la Cour a réaffirmé sa capacité à liquider l'astreinte, en vertu de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, et a modéré son montant.
2. Distinction des litiges : La demande de M. A... visant à ordonner une rectification des montants de cotisations se base sur un litige distinct de l'exécution de l'arrêt du 16 juillet 2013, ce qui a conduit la Cour à déclarer cette demande irrecevable.
3. Liquidation de l'astreinte : En l'absence de preuve de règlement des cotisations à l'URSSAF, la Cour a décidé d'une nouvelle liquidation de l'astreinte, où la somme fixée pour la période de non-exécution a été répartie entre les deux communes et M. A...
Interprétations et citations légales
1. Inexécution et poursuites judiciaires : L'article L. 911-7 du code de justice administrative précise que la juridiction peut prononcer la liquidation de l'astreinte en cas d'inexécution. Ainsi, la Cour a affirmé : « En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. »
2. Limites de la liquidation : Selon cet article, toute modulation de l'astreinte définitive lors de sa liquidation est prohibée sauf en cas de force majeure, ce qui renforce la rigueur dans l'application des sanctions pour non-respect des décisions judiciaires.
3. Part du budget de l'État dans la liquidation : L'article L. 911-8 du même code indique que la juridiction peut affecter une partie de l'astreinte au budget de l'État. La décision a par conséquent réaffirmé cette possibilité en condamnant les communes à verser également une somme à l'État.
Conclusion
Cette décision illustre la détermination des juridictions administratives à imposer des sanctions en cas d'inexécution de leurs décisions. Elle souligne également l'importance de clarifier les litiges distincts et de n'imposer des obligations que dans le cadre précis des décisions précédemment établies.