Résumé de la décision :
La cour administrative d'appel a été saisie par M. A... qui demandait l'annulation d'un jugement du tribunal administratif de Nîmes ainsi que l'annulation d'une délibération municipale approuvant la révision du plan local d'urbanisme. M. A... soutenait que la procédure de concertation avait été insuffisante et que le classement de certaines parcelles était erroné. Toutefois, par la suite, M. A... a décidé de se désister de sa requête. La cour a pris acte de ce désistement sans imposer de frais à M. A..., et a rejeté les demandes de la commune de Nîmes relatives à la prise en charge de ses frais.
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Arguments pertinents :
1. Droit à un désistement : « Le désistement de M. A... est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte. » Cela souligne le droit de toute partie à se retirer d'une procédure sans conditions, une prérogative fondamentale en matière de droit administratif.
2. Absence d'imposition de frais : Le jugement précise qu'il n'était pas nécessaire de mettre à la charge de M. A... une somme pour les frais exposés : « Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A... une somme à verser à la commune de Nîmes au titre de frais exposés et non compris dans les dépens. » Ce point renforce la notion que les frais doivent être proportionnés à la situation du désistement.
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Interprétations et citations légales :
1. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit que les frais exposés par une partie peuvent être mis à la charge de l'autre partie, à condition que cela soit justifié. Dans la décision, la cour a estimé que « les conclusions de la commune de Nîmes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. » Cela indique que la commune n'a pas réussi à prouver que ses frais étaient dus.
2. Droit de désistement : Le désistement, permis par le code, n’implique pas nécessairement des sanctions ou des coûts supplémentaires pour le requérant. Cela est souligné par la mention que « rien ne s'opposait à ce qu'il en soit donné acte », montrant que le droit de désister est aussi une étape validée par la juridiction.
3. Constitution du dossier : La mention de la réception des mémoires et des pièces par la cour souligne l’importance de la régularité procédurale ainsi que la bonne gestion du dossier. Cela fait écho aux exigences d'une bonne administration de la justice, assurant que chaque partie ait la possibilité de s'exprimer.
En conclusion, cette décision met en lumière le droit du requérant de se désister, la protection contre l'imposition indue de frais dans des circonstances spécifiques, et l'importance d'une procédure juste et équitable.