Résumé de la décision
La SAS DS Smith Packaging Bretagne a contesté un jugement du tribunal administratif de Rennes qui avait écarté ses propositions de locaux-types pour établir la valeur locative de son établissement à Carhaix-Plouguer, et a ordonné une mesure d'instruction pour identifier un local-type comparable. En appel, elle a demandé l'annulation de ce jugement et a proposé de nouveaux locaux-types. Toutefois, la cour a rejeté sa requête, considérant qu'elle ne remettait pas en cause le jugement précédent, et a également rejeté ses conclusions relatives aux frais du litige.
Arguments pertinents
1. Absence de remise en cause du jugement : La SAS DS Smith Packaging Bretagne n'a pas remis en cause le bien-fondé du jugement précédent qui avait écarté ses propositions de comparaison, mais a simplement proposé de nouveaux locaux-types. Cela signifie que son appel ne visait pas à contester la décision initiale prise par le tribunal administratif.
2. Incapacité de l'administration à proposer un local-type : Le jugement précédent avait ordonné à l'administration de rechercher un local-type comparable, mais celle-ci n'était pas parvenue à identifier de local de comparaison. La cour a noté que l'absence de propositions de l'administration ne suffisait pas à justifier l'appel de la SAS.
3. Rejet des conclusions sur les frais : Étant donné le rejet de la requête, les demandes de la SAS pour la prise en charge des frais judiciaires ont également été rejetées, car elles découlaient directement de la décision de la cour concernant la recevabilité de son appel.
Interprétations et citations légales
1. Méthode d'évaluation par voie de comparaison : La SAS a argumenté pour l'application de la méthode d'évaluation par voie de comparaison, un principe admis dans le cadre des évaluations fiscales. La cour, en se basant sur le jugement antérieur, a souligné que les termes de comparaison proposés par la SAS n’étaient pas suffisants.
2. Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article stipule que les frais engagés par une partie devant le juge peuvent être mis à la charge de l'État si cela est jugé équitable. Dans ce cas, la cour a refusé de mettre des frais à la charge de l'État, considérant que la SAS n’avait pas réussi à établir une base suffisamment solide pour sa demande.
3. Code général des impôts et livre des procédures fiscales : Bien que des dispositions spécifiques de ces codes aient pu être examinées, la cour a principalement axé son analyse sur la validité des propositions de locaux-types et leur adéquation par rapport aux critères d'un local comparable.
En conclusion, la décision met en lumière l'importance de la solidité des propositions en matière de comparaison locative dans les litiges fiscaux, et l'incapacité de la SAS à tassiser des éléments pertinents a conduit à la confirmassions du jugement précédent.