Résumé de la décision
M. C... a formé appel contre un jugement du tribunal administratif de Nantes qui avait rejeté sa demande de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2007 et 2008. Ces cotisations avaient été calculées sur la base de crédits bancaires que M. C... n'a pas réussi à justifier. La cour a confirmé le jugement du tribunal administratif, déclarant que la demande de M. C... n'était pas recevable en raison du dépassement du délai de recours.
Arguments pertinents
1. Recevabilité de la demande : La cour a statué que la demande de M. C... était irrecevable car elle a été présentée après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification des décisions de rejet des réclamations par l'administration. La date de réception a été fixée au 18 septembre 2012, ce qui a mis fin au délai de recours.
- Citation pertinente : "L'action doit être introduite devant le tribunal compétent dans le délai de deux mois à partir du jour de la réception de l'avis par lequel l'administration notifie au contribuable la décision prise sur la réclamation" (Code des procédures fiscales - Article R. 199-1).
2. Erreurs dans les accusés de réception : Bien que des erreurs aient été relevées dans les dates mentionnées sur les accusés de réception, la cour a jugé que, compte tenu des faits, la notification avait bien eu lieu le 17 septembre 2012, ce qui a permis de trancher sur la recevabilité de la demande.
- Citation pertinente : "Il résulte de l'instruction, et notamment de l'accusé de réception du courrier recommandé... que la décision relative aux contributions sociales a été notifiée au requérant le 17 septembre 2012."
3. Absence de justification des crédits : La cour a également noté que M. C... n’a pas fourni d'explications suffisantes concernant la provenance des crédits bancaires considérés comme des revenus d'origine indéterminée, ce qui a renforcé la décision de l'administration de procéder à une taxation d’office.
Interprétations et citations légales
1. Interprétation de l'obligation de notification : La cour a interprété l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales de manière stricte, en considérant que la notification de l'administration doit être claire et explicite pour déterminer le début du délai de recours.
- Code des procédures fiscales - Article R. 199-1 : "L'action doit être introduite devant le tribunal compétent dans le délai de deux mois à partir du jour de la réception de l'avis par lequel l'administration notifie au contribuable la décision prise sur la réclamation."
2. Confirmation des délais de recours : La décision de la cour souligne l'importance des délais de recours en matière fiscale, en affirmant qu'une demande tardive ne peut être accueillie :
- Conclusion de la cour : "Il résulte de tout ce qui précède que les demandes de M. C... tendant à la décharge des cotisations supplémentaires... n'étaient pas recevables."
3. Responsabilité de la justification des revenus : La décision met en lumière que c'est au contribuable de prouver l'origine de ses avoirs pour se défendre contre une taxation d'office, ce qui souligne l'exigence de transparence en matière fiscale.
- Il est établi que M. C... n’a pas justifié l'origine des sommes imposées, ouvrant la voie à la taxation par l'administration.
En conclusion, la cour a maintenu le jugement du tribunal administratif de Nantes, affirmant que M. C... n'avait pas respecté les délais de recours et n’avait pas fourni de preuves suffisantes pour contrecarrer les redressements fiscaux.