Résumé de la décision
Dans l'arrêt n° 16NT02107 du 28 avril 2017, la cour administrative d'appel de Nantes a examiné une requête de la commune de Fleury-les-Aubrais visant à rectifier une omission dans son précédent arrêt (n° 16NT00776 du 24 juin 2016). Cet arrêt, qui avait rejeté une demande de M. et Mme D... concernant l'annulation d'un arrêté municipal, n'avait pas statué sur les conclusions de la commune demandant le versement de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La cour a reconnu l'erreur matérielle, l'a rectifiée et a mis à la charge de M. et Mme D... une somme de 1 500 euros.
Arguments pertinents
1. Omission de statuer : La cour a relevé qu'elle avait omis de juger sur les conclusions de la commune relatives à l'article L. 761-1 du code de justice administrative. À cet égard, elle souligne que "cet arrêt [...] a cependant omis de statuer sur les conclusions présentées par la commune".
2. Recevabilité de la demande de rectification : La cour a affirmé que la requête de la commune était recevable et a reconnu que la rectification était nécessaire pour corriger l'erreur matérielle qui influençait le jugement. Elle a déclaré que "la requête de la commune de Fleury-les-Aubrais tendant à la rectification de cette erreur matérielle est recevable".
3. Montant fixé : La cour a finalement décidé de fixer le montant que M. et Mme D... devaient verser à la commune à 1 500 euros, en précisant que cela représentent "les frais exposés par la commune" et qui ne sont pas compris dans les dépens.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 833-1 du code de justice administrative : Cet article stipule : "Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel ou du Conseil d'Etat est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification". Cela établit que seules les erreurs matérielles non imputables aux parties et ayant un impact sur le jugement peuvent être corrigées, ce qui justifie ici le recours de la commune.
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit que "les frais exposés par une partie sont à la charge de l'autre partie". Dans la décision, la cour a appliqué cet article pour imposer une somme à M. et Mme D..., précisant que "M. et Mme D...verseront la somme de 1 500 euros à la commune de Fleury-les-Aubrais sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative".
La cour a donc utilisé ces articles pour justifier tant la recevabilité de la rectification que le montant fixé pour indemniser la commune. En procédant à cette analyse, la décision illustre l'importance de la rigueur procédurale dans le traitement des causes administratives, notamment en matière de rectification d'erreurs matérielles.