Résumé de la décision
M. et Mme B..., représentés par leur avocat, ont déposé une requête en annulant un jugement du tribunal administratif de Nantes qui validait leur remise aux autorités hongroises et leur assignation à résidence. Ils ont soulevé plusieurs arguments autour de la légalité de ces décisions, notamment des manquements en matière de droit d'asile et des violations supposées des droits humains. Toutefois, par un mémoire enregistré le 4 janvier 2017, ils se sont désistés de leur requête. La cour a donc pris acte de ce désistement, rendant ainsi la procédure sans objet.
Arguments pertinents
La Cour a reconnu que le désistement de M. et Mme B... était « pur et simple », permettant d’en donner acte sans obstacle. Cela implique que toutes les demandes formulées par les requérants sont désormais considérées comme abandonnées. Bien que les arguments avancés par les requérants, notamment des violations de leur droit à l'information et des erreurs de droit concernant leur demande d'asile, aient été notés, le désistement a mis fin à la nécessité d'évaluer ces points.
Interprétations et citations légales
Les arguments des requérants s'appuyaient principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les droits consacrés par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et par la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Voici quelques points critiques :
1. Règlement (UE) n° 604/2013 - Article 4 : Les requérants soutenaient que les arrêtés du préfet étaient « insuffisamment motivés en droit comme en fait », ce qui est une prérogative essentielle pour garantir le droit d'information en matière de demande d'asile.
2. Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme - Article 3 : Ils invoquaient une violation liée au risque que leur réadmission en Hongrie entraîne un traitement dégradant, ce qui est prohibé par cet article. Selon la jurisprudence, cet article énonce « le droit de ne pas être soumis à la torture ni à des traitements cruels, inhumains ou dégradants. »
3. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 561-2 et L. 511-1 II : Les requérants allaient au-delà de l'analyse des conditions d'assignation à résidence en affirmant qu'il n'existait pas de risque qu'ils se soustraient à cette mesure.
La décision de la Cour de prendre acte du désistement des requérants signifie qu'il n'était pas nécessaire de trancher sur la validité des arguments relais des requérants concernant l'illégalité des décisions du préfet. Par conséquent, toute analyse détaillée des éléments de recours n’a pas été déployée dans le cadre de cette instance, étouffée par la décision de désister.