Résumé de la décision
M. A...B... a interjeté appel d'un jugement rendu par le tribunal administratif d'Orléans qui avait rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du maire de Ver-lès-Chartres daté du 22 juin 2013. Cet arrêté s'opposait à la déclaration préalable de M. B... concernant la construction d'un "ouvrage d'art floral" sur sa propriété. La cour a confirmé le rejet du tribunal administratif, soulignant que l'opposition à la déclaration préalable était justifiée par le fait que les diverses constructions réalisées sur le terrain de M. B... étaient irrégulièrement édifiées et nécessitaient une demande de régularisation pour l'ensemble des constructions. Les demandes relatives aux frais juridiques ont également été rejetées.
Arguments pertinents
1. Sur la conformité du jugement initial : La cour a jugé que le tribunal administratif d'Orléans, bien que ses raisons aient été erronées, aurait pris la même décision en se fondant sur d’autres motifs pertinents liés à l’urbanisme. Elle affirme que « la seule circonstance que des travaux de construction aient été réalisés sans autorisation ne fait par ailleurs pas obstacle à la délivrance d'une autorisation de construire régularisant la situation ainsi créée ».
2. Sur la nécessité d’une demande d’autorisation intégrale : La décision établit que pour régulariser des constructions réalisées sans autorisation, le pétitionnaire doit présenter une demande d'autorisation couvrant l'ensemble des constructions en cause, ce qui n’a pas été fait dans ce cas. « Lorsqu'un pétitionnaire souhaite agrandir ou procéder à des travaux sur un bâtiment construit sans autorisation, il ne peut le faire que s'il dépose une demande d'autorisation portant sur l'ensemble des constructions en cause valant régularisation des constructions ainsi irrégulièrement édifiées ».
Interprétations et citations légales
La décision repose sur des interprétations précises du Code de l'urbanisme et du Code de justice administrative, qui établissent des principes fondamentaux concernant les autorisations de construire. L'article L. 761-1 du Code de justice administrative, qui traite des frais d'instance, a également été appliqué :
- Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article stipule que les frais exposés sont à la charge de la partie perdante dans le litige. La cour a jugé qu'étant donné que la commune n'était pas la partie perdante, elle ne devait pas être condamnée, ni M. B... à rembourser les frais de la commune.
- Code de l'urbanisme : Bien que le texte exact ne soit pas cité dans le jugement, le principe inhibiteur des constructions sans autorisation est en effet appliqué pour encadrer les situations où des demandes de régularisation sont nécessaires en cas de travaux non conformes.
Conclusion
Cette décision met en lumière l'importance de respecter les procédures d’autorisation dans le cadre de la construction, ainsi que les obligations d’un pétitionnaire de fournir une demande complète pour toute régularisation de travaux. Les motifs de rejet dus aux défauts d’autorisation et à la nécessité d’une demande englobant l’ensemble des constructions édifiées soulignent la rigueur des règles d’urbanisme en vigueur.